
L’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23), qui contrôle plusieurs territoires de l’Est de la République démocratique du Congo, notamment à Goma et dans des zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, affirme avoir éradiqué la maladie à virus Ebola dans ses zones. Selon le groupe rebelle, aucun cas confirmé n’est actuellement signalé, tous les contacts connus ont achevé leur période de suivi de 21 jours, et une équipe de riposte a été mise en place avec des mesures de contrôle aux points d’entrée et de sortie.
Cependant, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) refuse de confirmer cette éradication locale. Bien que l’OMS constate l’absence de cas signalés dans ces territoires, elle insiste sur le fait que les chaînes de transmission ne sont pas entièrement reconstituées dans un contexte de guerre, de déplacements massifs et d’accès humanitaire limité, ce qui rend possible l’existence de foyers silencieux. La représentante de l’OMS en RDC, Anne Ancia, a souligné que la situation globale ne se stabilise pas encore, malgré les efforts de surveillance renforcée. Cette 17e épidémie d’Ebola en RDC, causée par la souche Bundibugyo (sans vaccin ni traitement homologué), a été déclarée le 15 mai 2026 dans l’Ituri et s’est propagée, avec plus de 1 700 cas confirmés et environ 500 à 580 décès au 6-7 juillet 2026.
L’OMS maintient une position strictement sanitaire et neutre sur le plan politique, en poursuivant la riposte dans l’ensemble des zones affectées.
Magloire Kibau