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Kinshasa peut souffler. Les analyses préliminaires réalisées sur les sept passagers présentant des symptômes à bord du bateau intercepté à Maluku se sont révélées négatives pour le virus Ebola Bundibugyo. Ces prélèvements, effectués dans le cadre du dispositif de surveillance mis en place mercredi dans une zone isolée de l’est de la capitale, ont été examinés à l’Institut national de recherche biomédicale. Deux cas de paludisme ont toutefois été identifiés grâce aux tests rapides et font l’objet d’une prise en charge adaptée.

Le bâtiment, arrivé en provenance de Kisangani, transportait plusieurs centaines de voyageurs. Il avait été immobilisé après le signalement du décès d’un homme de trente-deux ans dans la province de Mongala, passager du même trajet quelques semaines plus tôt. Seules les personnes montrant des signes cliniques compatibles avec une infection ont été testées, conformément aux protocoles qui considèrent qu’un individu n’est pas contagieux avant l’apparition des symptômes.

Des examens complémentaires sur des plateformes multiplex sont encore en cours afin d’écarter d’autres agents pathogènes susceptibles d’expliquer les manifestations observées. Les autorités sanitaires maintiennent une surveillance active et ont renforcé les contrôles sur l’ensemble des embarcations arrivant à Kinshasa. Le risque immédiat d’introduction du virus dans la capitale est pour l’instant écarté, mais la vigilance demeure de mise tant que l’épidémie continue de sévir dans l’est du pays.

Pascal Kwilu