
Vendredi 25 septembre 2026, un petit avion s’est abattu à Kenge, dans le Kwango. Les 13 personnes qui se trouvaient à bord ont péri. Parmi elles se trouvait le lieutenant-général Lucien-René Likulia Bakumi, responsable de l’auditorat général des FARDC auprès de la Haute Cour militaire.L’appareil reliait Kikwit à Kinshasa. Peu après le décollage, vers le début de l’après-midi, un incident technique a contraint le pilote à chercher un terrain de fortune au-dessus de Kenge. La ville n’offre pas de piste. L’avion a fini par s’écraser dans une parcelle habitée de la commune de Manzao. Les riverains n’ont pas été touchés.
Les autorités locales décrivent une scène très violente. La plupart des corps ont été brûlés au point d’être difficilement identifiables. Celui du pilote a été retrouvé à l’extérieur de l’épave. Selon un témoignage rapporté sur place, une personne aurait tenté de quitter l’appareil au moment de la chute.Outre le lieutenant-général Likulia Bakumi, en poste depuis 2021, le vol emportait d’autres militaires — dont un major et un capitaine — ainsi que des civils. Le manifeste existe, mais la liste nominative complète n’avait pas encore été rendue publique dans les premières heures.
Une enquête a été ouverte par les services compétents en matière d’accidents aériens. Pour l’instant, on ne connaît ni la nature exacte de la panne, ni l’état de l’appareil, ni les conditions précises du vol. Ce drame s’inscrit dans un contexte où les liaisons intérieures congolaises reposent souvent sur de petits avions et des infrastructures limitées.Le décès de l’auditeur général prive l’armée d’un responsable central de la justice militaire. Les faits sont désormais entre les mains des enquêteurs.
Pascal Kwilu