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POLITIQUE

L'actualité Politique de la semaine en RDC

Autrefois, la bataille était cristallisée autour de la publication du calendrier électoral. Juste après, une autre bataille a été livrée autour de la loi électorale, avec tout ce qu’elle comporte en termes d’innovations dont le seuil de représentativité, la révision à la hausse de  la caution et la machine à voter.

A l’aile dure de l’Opposition, d’aucuns sont ceux qui tirent à boulets rouges sur Nangaa, l’accusant de vouloir un système électronique non prévu par les  lois  du pays, ni par  la constitution.  D’autres acteurs  plus proches de la Majorité, estiment que ceux qui refusent la machine à voter cherchent des alibis pour attiser le feu via des marches pacifiques afin de profiter du  chaos susceptible d’en résulter, pour s’emparer des arcanes du pouvoir d’Etat par des voies inconstitutionnelles.

A l’Onu, Nikki Halley, cliquant sur le clavier de la  tempérance, joue, plutôt,  à l’apaisement.  Tout en maintenant le curseur du processus électoral sur la date du 23 décembre 2018, elle, au nom des USA et du Conseil de Sécurité, exige carrément que la CENI organise les élections sur base des bulletins papiers pour éviter d’entretenir le flou sarcastique ou le  doute.

Entretemps, le CLC, en y allant à vau-l’eau, se mobilise pour une nouvelle marche, le dimanche 25 février prochain. A cela, il faudra y ajouter deux mots d’ordre de grève initiée séparément par les professeurs d’Universités pour ce lundi 19 février 2018. Alors que les fonctionnaires de l’Etat, eux,  débrayeront, dès ce mardi 20 février 2018. Le climat, si délétère soit-il, fait planer l’image  d’un ciel brumeux pour le processus électoral. Des sceptiques, en vertu  de ces analyses, craignent que le moment venu, les élections, une fois organisées en l’absence de l’osmose d’embellie, sacrifient l’avenir du pays sur  l’autel des intérêts politiciens et égoïstes.

Effervescence

Débat vif. Discours acérés. Combats des gladiateurs. Décidément, la classe politique congolaise est tellement divisée que les élections, telles qu’elles ont été annoncées, depuis le 5 novembre 2017, par la CENI ont peu de chances d’être organisées dans les conditions  qui garantissent la paix et la stabilité institutionnelle.

Lundi 12 février, du haut de la prestigieuse tribune du Conseil de Sécurité de l’Onu, Corneille Nangaa Yobeluo, Président de la CENI, s’est évertué mais, en vain, de ramer de contre-courant de la position des USA.  Ce jour-là, en effet, Nikki Halley, la Permanente des USA au sein de cette instance de décision de l’Onu, a exprimé des réserves, quant à l’usage de la machine à voter, lors des prochaines joutes électorales prévues, comme tout le monde le sait, pour le 23 décembre 2018.

Dans la foulée, alors que She Okitundu et Nangaa, parlant de la souveraineté de la RD. Congo et de la sauvegarde de l’indépendance de la CENI devant le même Conseil de Sécurité, quelques Ambassadeurs des pays membres permanents sont revenus sur la nécessité, pour l’actuel Président, Joseph Kabila Kabange,  de déclarer qu’il  ne  briguerait plus  un énième mandat.

Face à la CENCO 

De retour au pays, Nangaa était ce  jeudi 15 février  devant les Evêques,  réunis au sein de l’Assemblée Plénière extraordinaire de la CENCO. Il en a profité pour expliquer l’importance de la machine à voter. Pour ce faire, tout en procédant comme cela est devenu, d’ailleurs,  son habitude à la démonstration avec maestria de la façon dont elle sera utilisée, il a insisté, particulièrement, sur son caractère  incontournable pour les prochaines empoignades électorales.

Très confiant en sa trouvaille, le Président de la CENI a, une fois de plus, vanté les mérites de cette machine et, en même temps, expliqué qu’il y allait de l’application, sans failles, de l’accord de la Saint Sylvestre, en ce qui concerne, par exemple,  la rationalisation  des coûts des élections qu’exigeaient  les parties prenantes aux discussions directes organisées au Centre Interdiocésain, à la lisière de la Gombe, sous la férule des Evêques, d’apprécier son impact positif sur la tenue effective des élections.

Autrement dit, il a également dit qu’il ne  s’agissait pas d’un vote électronique, ni semi-électronique.  Au contraire, selon lui, la machine à voter permettrait simplement  de réduire les coûts liés à la commande des bulletins pré-imprimés qu’on appelle ‘’bulletins papiers’’. Car, à tout prendre, cette machine à voter réduira, à coup sûr, le volume du bulletin, facilitera le comptage et la vérification. Puis, elle diminuera considérablement l’ensemble des dépenses dues au  poids des stocks des bulletins à transporter sur l’ensemble du territoire de la toute la RD. Congo, un pays aux dimensions continentales.  

Signes  précurseurs ?

Les rixes seront  encore au rendez-vous tant qu’on n’en aura pas fini avec ces contradictions. Lorsqu’on réclame l’application rapide, complète ou intégrale de l’Accord de la Saint Sylvestre, les matières à traiter sont multiples. D’abord, la décrispation politique. Là-dessus, avec la libération Diomi et Jean-Claude Muyambo, l’on peut considérer qu’il y a des  signes  précurseurs  clairs de la part des autorités congolaises de dépolluer la situation. Mais, il y a aussi  cette affaire de la fin du dédoublement des partis politiques, du respect des libertés fondamentales dont les droits de l’homme,  le droit de manifester, de s’exprimer ou de se réunir librement. Et, ce n’est pas tout. Dans ce même Accord, il était prévu, par ailleurs, la redynamisation de la CENI. Celle-ci transite par l’audit de la gestion de la CENI et, surtout, la reconfiguration partielle de la composition de cette Institution d’appui à la démocratie en vue de fiabiliser les résultats et de renforcer la confiance au niveau des compétiteurs engagés dans la course. Même s’il faut abandonner la gestion consensuelle et l’institution d’une transition, il ne serait exagéré de la part de tous ceux qui font pression, s’ils insistent sur la possibilité, pour la CENI, d’accepter l’accompagnement du groupe d’experts internationaux dont le mandat a été, expressis verbis, consigné dans la résolution 2348 de l’Onu. Normalement, ce groupe aurait dû déjà entrer en action, dès lors que la Centrale électorale a fini avec la refonte totale du fichier, depuis le 31 janvier 2018.

RDC Nouvelles avec LPM

 

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