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Quatre soldats français ont été convoqués mardi devant la justice dans le cadre de l'enquête sur les accusations de viol d'enfants en République centrafricaine en 2013 et 2014.

Il s'agit des premiers militaires français entendus par la justice française dans le cadre de l'information judiciaire contre X dans l'affaire d'abus sexuels en RCA. Ils ont été reçus dans les locaux de la gendarmerie prévôtale chargée d'enquêter sur les crimes et délits commis par des militaires français lors d'opérations extérieures, a fait savoir L'Express. 

Les soldats entendus par la justice française appartiennent au 152e régiment d'infanterie de Colmar, a encore informé l'hebdomadaire, s'appuyant sur une source proche du dossier.

La gendarmerie n'a pas précisé à l'heure actuelle si les militaires ont été entendus sous le régime de garde à vue ou en audition libre.

L'enquête ouverte par le parquet de Paris avait permis d'identifier trois soldats sur quatorze personnes soupçonnées de pédophilie, qui auraient imposé des fellations et sodomies en échange de nourriture.

Le parquet de Paris avait annoncé l'ouverture d'une enquête début mai, se basant sur un questionnaire rempli par la rédactrice du rapport de l'Organisation des Nations unies (ONU) sur les accusations d'abus sexuels de militaires français en Centrafrique. 

 Le quotidien britannique ''The Guardian'' avait révélé ce rapport confidentiel de l’ONU transmis aux autorités françaises et faisant état d'abus sexuels commis par des soldats français déployés à Bangui sur des enfants entre décembre 2013 et juin 2014 dans le camp des déplacés de l'aéroport Bangui M'Poko, dans la capitale.

Le rapport confidentiel de l'ONU qui a été transmis à Paris par un travailleur humanitaire de l’ONU, Anders Kompass, un ressortissant suédois basé à Genève, évoque des ''fellations'' forcées pour ces militaires français, mais également d'autres agressions sexuelles impliquant des soldats étrangers, toujours selon The Guardian.

Le rapport détaille "les viols et les sodomies" subis par de "jeunes garçons affamés et sans-abris" par des troupes de maintien de la paix françaises, "qui étaient censées les protéger".

Avec AA