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L’ex-chef des rebelles du Soudan du Sud Riek Machar a quitté mercredi Khartoum où il vit en exil depuis qu’il a fui Juba après de violents combats en juillet, disant se rendre en Afrique du Sud pour des examens médicaux, a-ton appris des médias internationaux.

« Je me rends à présent en Afrique du Sud pour des examens médicaux supplémentaires après cela je quitterai l’Afrique du Sud », a-t-il déclaré  à l’aéroport de Khartoum, sans préciser où il se rendait par la suite. Selon les autorités de Khartoum, le Soudan a accueilli l’été dernier Riek Machar pour un traitement médical.

La communauté internationale a vivement condamné l’appel de Riek Machar à déclencher une nouvelle guerre contre le gouvernement sud-soudanais. Les violences se poursuivent dans plusieurs régions du Soudan du Sud.

Ainsi, le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) s’est inquiété le 30 septembre de la situation d’environ 100.000 personnes « piégées » dans la localité de Yei (150 km aud sud-ouest de Juba), qui est encerclée par les forces gouvernementales sud-soudanaises.

En 2015, M. Machar était devenu vice-président d’un gouvernement d’union nationale avec le président Salva Kiir mais il a fui Juba après des combats meurtriers à l’arme lourde qui ont eu lieu en juillet dans la capitale sud-soudanaise entre ses forces et celles de M. Kiir.

Fin septembre, Riek Machar avait annoncé son intention de lancer une résistance populaire armée contre le régime autoritaire et fasciste du président Salva Kiir afin d’apporter au pays la paix, la liberté, la démocratie et le règne de la loi.

Il avait lancé cet appel depuis Khartoum, estimant que l’accord de paix obtenu en août 2015 grâce à la communauté internationale n’était plus valide.

ACP/Kayu/May