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Jacob Zuma, le président sud-africain a décidé de contester en justice le rapport de l'ex-médiatrice de la République. Ce dernier, publié le 2 novembre, pointe de lourds soupçons de collusion entre l'exécutif et la richissime famille d'hommes d'affaires Gupta, dans lesquels le président serait impliqué.

Le président sud-africain Jacob Zuma a décidé de contester en justice le rapport de l'ex-médiatrice de la République sur des soupçons de trafic d'influence au sein de son administration, ont déclaré vendredi les services de la présidence. 

Dans un rapport intitulé « State of Capture » (Détournement d'État) publié au début du mois, l'ex-médiatrice de la République Thuli Madonsela a réclamé l'ouverture d'une enquête sur les faveurs qu'il est soupçonné d'avoir accordées à de riches hommes d'affaires, qu'il aurait laissés désigner des membres du gouvernement.

Le rapport de l'ex-médiatrice ne va pas jusqu'à affirmer que des délits ont été commis, estimant manquer d'éléments pour parvenir à de telles conclusions.

Mais il mentionne notamment une intervention « extraordinaire et sans précédent » du gouvernement dans un contentieux économique entre les amis de Jacob Zuma et son propre fils, évoquant un « possible conflit d'intérêt entre le président en tant que chef d'État et son intérêt privé en tant qu'ami et père ».

Président depuis 2009, Jacob Zuma, 74 ans, a déjà été mis en cause dans plusieurs dossiers mais a toujours réussi à en sortir sans dommage avec le soutien de la direction du Congrès national africain (ANC).

Ouest-France