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AFRIQUE

L'actualité de la semaine en Afrique

L'opposant Ousmane Sonko, dont l'arrestation a provoqué une vague de contestation au Sénégal et un impressionnant dispositif sécuritaire à Dakar, a été libéré sous caution, a confirmé son avocat auprès de France 24. 

 

Nouvelle journée de tension à Dakar. La capitale du Sénégal s'est réveillée, lundi 8 mars, avec des blindés de l'armée dans les rues, à l'aube d'une journée de contestation à hauts risques. Parallèlement, l'opposant Ousmane Sonko a été libéré sous contrôle judiciaire, a confirmé son avocat auprès du correspondant de France 24. 

Le gouvernement a déployé un fort dispositif sécuritaire dans la capitale, en prévision de manifestations annoncées et de la présentation à un juge du principal opposant au pouvoir. 

Arrestation de Sonko

L'arrestation de M. Sonko, le 3 mars, a provoqué la semaine passée trois jours de heurts entre jeunes et forces de l'ordre, de pillages et de saccages dans ce pays de 16 millions d'habitants considéré d'ordinaire comme un îlot de stabilité politique.   

Un collégien a été tué samedi à Diaobé, dans le sud du Sénégal, selon des sources de sécurité, portant à cinq le nombre de morts.

M. Sonko se trouvait au palais de justice, lundi, dès 5h30 (locales et GMT), dans l'attente de sa présentation au juge. 

Les abords du tribunal ont été bouclés et des véhicules blindés positionnés à proximité, a constaté un journaliste de l'AFP. D'autres blindés, de l'armée ceux-là, équipés de mitrailleuses, ont été disposés à l'entrée d'un quartier populaire théâtre d'affrontements la semaine passée. 

Une colonne d'une dizaine de blindés semblables a été vue passant sur la place de l'Indépendance, centre du quartier névralgique du Plateau, siège des grandes institutions, dont la présidence. Cette dernière était elle-même placée sous haute protection et ses accès barrés. 

Le président attendu 

M. Sonko, troisième de la présidentielle de 2019 et pressenti comme un des principaux concurrents de celle de 2024, a été arrêté officiellement pour trouble à l'ordre public, alors qu'il se rendait en cortège au tribunal où il était convoqué pour répondre à des accusations de viol portées contre lui par une employée d'un salon de beauté dans lequel il allait se faire masser pour, dit-il, soulager ses maux de dos. 

Personnalité au profil antisystème, le député crie au complot ourdi par le président lui-même pour l'écarter de la prochaine présidentielle. 

M. Sall a démenti les incriminations de M. Sonko fin février. Confronté à des choix délicats entre indépendance proclamée de la justice, pression de la rue, et conséquences politiques du sort de M. Sonko, il a depuis gardé le silence en public sur l'affaire. 

 

La garde à vue de M. Sonko a été levée dimanche dans le dossier de trouble à l'ordre public, a indiqué à l'AFP un de ses conseils, Me Étienne Ndione. Mais il est resté entre les mains des autorités en vertu du mandat d'amener délivré contre lui dans l'affaire de viols présumés. 

Le collectif Mouvement de défense de la démocratie (M2D), comprenant le parti de l'opposant, des formations d'opposition et des organisations contestataires de la société civile, a appelé "à descendre massivement dans les rues" à partir de lundi et pendant trois jours. 

Intervention des chefs religieux 

La tension fait craindre une nouvelle escalade et l'activité était considérablement ralentie à l'aube dans la capitale, visiblement inquiète. Les autorités ont suspendu l'école pendant une semaine pour "protéger" les enfants et les enseignants. 

L'arrestation de M. Sonko a non seulement provoqué la colère de ses partisans. Elle a aussi, disent de nombreux Sénégalais, porté à son comble l'exaspération accumulée par la dégradation, au moins depuis le début de la pandémie de Covid-19 en 2020, des conditions de vie dans un pays déjà pauvre. 

 

Les différentes parties, à commencer par le président, sont pressées de toutes parts de trouver les voies de la désescalade. 

Les Sénégalais "veulent vous entendre, pourquoi diable ne leur parlerez-vous pas ?", a déclaré dimanche une haute personnalité, le médiateur de la République Alioune Badara Cissé. "Faites-le avant qu'il ne soit trop tard". 

Les ambassades de l'Union européenne et de ses États membres, mais aussi des États-Unis, du Royaume-Uni, du Canada, de la Suisse, du Japon et de la Corée du Sud ont appelé à "une restauration pacifique du calme et du dialogue". Les États d'Afrique de l'Ouest ont exhorté "au calme et à la retenue". 

Plus que ces incitations internationales, ce sont celles des chefs religieux, chrétiens et surtout musulmans, qui risquent de peser. Leurs émissaires, en particulier ceux des khalifes à l'influence considérable sur le pouvoir et la société, ont rencontré le chef de l'État, a rapporté dimanche le dignitaire Serigne Mansour Sy. M. Sall "nous a écoutés et nous attendons ses décisions", a-t-il déclaré. 

Avec AFP

 

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