
Une frappe iranienne a tué six militaires américains sans avertissement ni sirène d'alerte, en touchant directement un centre d’opérations improvisé (makeshift operations center) au Koweït, selon des sources militaires et des rapports confirmés par le U.S. Central Command (CENTCOM) ce lundi 2 mars 2026. L’attaque, survenue dimanche matin heure locale (vers 9h au port civil de Shuaiba), a visé un bâtiment modulaire décrit comme un triple-wide trailer aménagé en espace de bureau et de commandement tactique.
Un projectile (initialement suspecté d’être un drone, mais qualifié de frappe directe par des sources) a percé les défenses aériennes, causant un impact central dévastateur : murs soufflés vers l’extérieur, intérieur carbonisé, incendie persistant plusieurs heures après. Aucune alerte préalable n’a été donnée, empêchant les troupes d’évacuer ou de se réfugier dans un bunker, ce qui a aggravé le bilan.Le bilan initial annoncé par CENTCOM dimanche (trois morts et cinq blessés graves) a été revu à la hausse lundi après-midi : les restes de deux militaires supplémentaires ont été récupérés sous les décombres, portant le total à six tués – les premières pertes américaines confirmées dans l’opération Epic Fury (frappes conjointes US-Israël contre l’Iran). Les identités des victimes (principalement des soldats de l’US Army déployés pour la logistique et les opérations au Koweït) sont retenues en attendant la notification des familles.Cette frappe s’inscrit dans la vague de représailles iraniennes lancée depuis la mort du guide suprême Ali Khamenei (fin février 2026) et les bombardements massifs américano-israéliens sur des sites iraniens (nucléaires, militaires, commandement). L’Iran a multiplié les salves de missiles balistiques, drones et attaques proxies contre des bases US et alliées au Golfe (Koweït, Émirats, Bahreïn, Qatar), avec des interceptions massives mais quelques percées causant des dégâts limités ailleurs (ex. : incendie à l’ambassade US à Riyad, dommages à des raffineries). Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a qualifié le centre touché de « tactical operation center fortifié », mais admis qu’un projectile unique avait passé les défenses.
Le président Donald Trump a réaffirmé que l’opération (prévue pour 4-5 semaines, potentiellement plus longue) viserait à neutraliser durablement les capacités balistiques et nucléaires iraniennes, prévenant que « les plus grosses vagues sont à venir » et que d’autres pertes américaines étaient probables.Parallèlement, un incident distinct au Koweït a vu trois F-15E Strike Eagles américains abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne lors d’une confrontation intense avec des appareils, missiles et drones iraniens ; les six pilotes se sont éjectés et sont sains et saufs.La situation reste extrêmement volatile : CENTCOM rapporte 18 blessés graves supplémentaires depuis le début, tandis que l’Iran revendique des succès massifs (bases US « désactivées », porte-avions touchés), chiffres contestés par Washington. Les États-Unis ont renforcé les alertes (départ immédiat recommandé de 14 pays du Golfe) et coordonnent avec les alliés pour intercepter les menaces. Des enquêtes conjointes US-Koweït sont en cours sur la frappe et l’incident friendly fire. Les narratifs divergent fortement : Téhéran parle de ripostes légitimes et précises, Washington d’agression inacceptable appelant à une réponse ferme. Des vérifications indépendantes (satellites, sources locales) confirment les dégâts au site de Shuaiba, mais les détails précis de l’arme (drone ou missile) restent en clarification.
Patrick Kiwewa