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Le président américain Donald Trump a déclaré ce mardi 3 mars 2026 qu'il était désormais « trop tard » pour que l'Iran engage des négociations, alors que les frappes conjointes américano-israéliennes se poursuivent pour un quatrième jour contre des cibles iraniennes, y compris à Téhéran.Dans un message publié sur son réseau Truth Social, Trump a écrit : « Leur défense aérienne, leur armée de l'air, leur marine et leur commandement sont anéantis. Ils veulent discuter. J'ai dit : 'Trop tard !' » (« Their air defense, Air Force, Navy, and Leadership is gone. They want to talk. I said 'Too Late!' »). Il affirme que l'Iran, très affaibli militairement après les attaques lancées depuis le 28 février, tente maintenant de reprendre contact, mais que la fenêtre diplomatique est close.Cette déclaration intervient dans un contexte d'escalade majeure :
  • Les États-Unis et Israël ont lancé des frappes massives contre des installations militaires, des sites nucléaires présumés et des infrastructures iraniennes, entraînant la mort du Guide suprême Ali Khamenei et d'autres hauts responsables.
  • L'Iran a riposté par des missiles (dont certains à fragmentation sur Tel-Aviv) et des attaques de drones contre des positions américaines et israéliennes, ainsi que contre l'ambassade américaine à Ryad.
  • Trump a également indiqué que les opérations militaires pourraient durer « 4 à 5 semaines » ou « bien plus longtemps », avec une capacité « illimitée » en armement de haute précision.
Selon plusieurs médias (BFMTV, Franceinfo, Le Figaro, CNN, The Times of Israel, Iran International, etc.), l'Iran aurait contacté les États-Unis via des canaux indirects pour ouvrir un dialogue, mais Trump rejette toute reprise des négociations, estimant que le régime est « fini » sur le plan militaire. Cela contraste avec des déclarations antérieures où il avait laissé entendre une possible discussion, avant de durcir sa position.La situation reste explosive :
  • Le pétrole et le gaz voient leurs prix s'envoler en raison des perturbations dans la région.
  • L'Iran appelle le Conseil de sécurité de l'ONU à intervenir pour stopper la guerre.
  • Des pays comme la France préparent des rapatriements de ressortissants vulnérables.
  • La Russie et d'autres acteurs régionaux expriment des menaces ou des condamnations.
Aucune confirmation indépendante immédiate ne valide l'ampleur exacte des destructions revendiquées par Trump (défense aérienne, aviation, marine, commandement « anéantis »), et la situation évolue heure par heure avec des frappes continues. Le conflit, qui a débuté par des attaques israéliennes suivies d'une implication américaine directe, risque de s'élargir, avec des impacts humanitaires et économiques mondiaux croissants.
 
Alain Lusanga