
Le 3 mars 2026, le Financial Times publie une enquête approfondie intitulée « Inside the plan to kill Ali Khamenei », dévoilant les dessous d'une opération d'intelligence et militaire qui a conduit à la mort de l'ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la République islamique d'Iran depuis 1989. Âgé de 86 ans, Khamenei a été tué le 28 février 2026 lors des premières frappes aériennes conjointes américano-israéliennes sur un complexe fortifié au cœur de Téhéran, abritant ses bureaux et sa résidence.
Selon le rapport du FT, basé sur des sources anonymes dans les services de renseignement israéliens et américains, l'opération n'a pas été improvisée : elle repose sur des années de surveillance sophistiquée. Les services israéliens (Mossad) auraient infiltré et piraté presque l'ensemble du réseau de caméras de circulation de Téhéran plusieurs années avant l'attaque. Ces caméras, initialement destinées à la gestion du trafic, ont été détournées pour cartographier en temps réel les déplacements du Guide suprême, de ses gardes du corps et des hauts responsables iraniens qui l'accompagnaient habituellement.Cette collecte massive de données a permis de construire un « pattern of life » (profil de vie) extrêmement précis : itinéraires quotidiens, horaires d'activité, composition des escortes, routines de sécurité. Les images étaient cryptées et envoyées vers des serveurs à Tel-Aviv pour analyse automatisée, potentiellement aidée par l'intelligence artificielle pour identifier les patterns et anticiper les mouvements.En complément, la CIA aurait maintenu une surveillance prolongée sur Khamenei, avec un informateur dans son cercle rapproché selon certaines sources croisées (notamment relayées par le New York Times). Cela a permis de confirmer sa présence dans le compound le matin du 28 février, lors d'une réunion d'urgence avec le haut commandement des Gardiens de la Révolution (IRGC) et d'autres figures clés comme le ministre de la Défense Aziz Nasirzadeh et le commandant en chef Mohammad Pakpour.L'attaque elle-même a combiné :
- Des missiles antibunker de précision (dont des Sparrow selon des rapports israéliens) lancés depuis des avions au-delà de la portée des défenses aériennes iraniennes.
- Une perturbation électronique des tours de téléphonie mobile près du site, rendant les communications des gardes inopérantes et empêchant les alertes en temps réel.
- Une coordination parfaite entre la CIA (renseignement humain et localisation) et le Mossad (surveillance visuelle massive).
Alain Lusanga