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Selon des sources américaines proches des évaluations du renseignement, l’Iran conserve encore des capacités balistiques significatives malgré plus d’un mois de frappes intenses menées par les États-Unis et Israël depuis le 28 février 2026. Des assessments récents indiquent que près de la moitié des lanceurs de missiles iraniens restent intacts et que des milliers de missiles balistiques ainsi que des drones d’attaque à sens unique sont toujours disponibles dans l’arsenal de Téhéran.
 
Les frappes américano-israéliennes ont porté des coups sévères à l’arsenal iranien. Les États-Unis confirment avec certitude la destruction d’environ un tiers des missiles balistiques. Un autre tiers serait probablement endommagé, détruit ou enterré dans des tunnels et bunkers souterrains, rendant son statut incertain. Cependant, le reste de l’inventaire – incluant des missiles de moyenne portée et des systèmes de croisière – permet encore à l’Iran de mener des attaques sporadiques contre Israël et des cibles dans le Golfe. L’Iran a d’ailleurs adapté sa stratégie en rationnant ses tirs, en utilisant des lanceurs mobiles depuis des zones plus centrales du pays et en préservant une partie de ses systèmes les plus avancés. Cette évaluation contraste avec certaines déclarations publiques optimistes de l’administration américaine, qui avait affirmé avoir fortement réduit ou presque neutralisé la capacité de nuisance balistique de Téhéran. Les renseignements soulignent que les infrastructures souterraines ont protégé une portion importante du stock, même si la production de nouveaux missiles a été fortement ralentie.
 
Avant le conflit, l’Iran possédait le plus grand arsenal de missiles balistiques du Moyen-Orient, avec des systèmes capables d’atteindre jusqu’à 2 000 km, couvrant Israël, les bases américaines dans la région et une partie de l’Europe du Sud-Est.Malgré les pertes, ces capacités résiduelles maintiennent une menace réelle pour la stabilité régionale, notamment en ce qui concerne le détroit d’Ormuz et les approvisionnements énergétiques mondiaux. Cette situation pose un double défi : militairement, elle montre les limites des frappes aériennes contre des installations profondément enterrées et dispersées ; diplomatiquement, elle complique les négociations éventuelles, car Téhéran semble estimer disposer encore d’assez de moyens pour prolonger le conflit ou obtenir des concessions.L’évolution future dépendra de l’intensité des opérations en cours et de la capacité de l’Iran à reconstituer ses stocks une fois les hostilités terminées.
 
JCC Ngoy Ilunga