
D’après la presse américaine, l’Iran aurait conservé environ 70 % de ses capacités balistiques après les frappes américano-israéliennes de 2026. Selon le New York Times du 12 mai 2026, citant des évaluations classifiées du renseignement américain, Téhéran a maintenu près de 70 % de son stock de missiles d’avant-guerre et environ 70 % de ses lanceurs mobiles. L’Iran a également regagné l’accès opérationnel à 30 des 33 sites de missiles le long du détroit d’Ormuz, tandis que près de 90 % de ses installations de stockage et de lancement souterraines restent partiellement ou totalement fonctionnelles, incluant des missiles balistiques capables d’atteindre des cibles régionales comme Israël.
Le Washington Post rapporte des chiffres similaires, autour de 75 % pour les lanceurs mobiles. Ces informations contredisent en partie les déclarations de l’administration Trump qui affirmait avoir « décimé » les capacités militaires iraniennes. Ces estimations soulignent la résilience iranienne grâce à la dispersion des actifs, aux sites souterrains renforcés et à une capacité de récupération rapide.
Il s’agit toutefois d’évaluations basées sur du renseignement, l’Iran ayant intérêt à exagérer ses forces restantes tandis que les déclarations officielles américaines et israéliennes peuvent minimiser les dégâts infligés.
Magloire Kibau