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Catégorie : Economie
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La coalition nationale contre l’exploitation illégale du bois (CNCEIB) a dénoncé vendredi de dix-huit radeaux chargés de bois d’essences variés présumé illégal et estimé à un millier de grumes en provenance des provinces  du Bandundu et de l’Equateur, au cours d’une conférence de presse, au siège du Fonds mondiale pour la nature (WWF) à Kinshasa.

Dans un communiqué de presse de CNCEIB, remis à l’ACP, à l’issue de cette conférence,  le secrétaire national de la coalition, Alphonse Longango  rappelle que sa structure avait diligenté, depuis  avril dernier  une mission d’investigation, dans le village Kimomo , dans le secteur de Badia, territoire de Kutu au Bandundu, qui a constaté  l’ampleur de la coupe illégale du bois dans les sites régulièrement dénoncés par les acteurs de la société civile environnementale. «La coalition a observé, lors de ses enquêtes l’existence de deux unités de transformation à 6  Km à l’intérieur de la foret sur  la route qui mène à la ville de Bandundu, dans un village dépourvu d’électricité et d’eau potable où la coalition n’ a pas pu établir la légalité de ces établissements classés», dénonce cette Plate forme de défense environnementale.

C’est suite à cette découverte, a fait savoir Me Longbango que la coalition a immédiatement saisi le procureur de la République du parquet secondaire de Kinkole et une enquête a été ouverte afin d’établir les responsabilités et de sanctionner les  « délinquants » conformément à la loi.

Face  à cette déforestation qui dévaste les forêts de ces parties du pays à l’heure du changement climatique, la CNCEIB suggère aux responsables du ministère de l’Environnement, gouvernorat de Bandundu et de l’Équateur ainsi qu’au Parquet de la République près le Tribunal de Grande Instance de ces juridictions à poursuivre  ces présumés coupables et à les sanctionner selon la loi. Elle appelle aussi le pouvoir judiciaire à saisir ces bois illégaux et à les vendre aux enchères au profit du trésor public et des communautés  locales du lieu d’exploitation, avant d’inviter les organisations de la société civile environnementale à veiller et à dénoncer toutes les pratiques illicites qu’elles découvriraient sur le terrain afin d’instaurer une bonne gouvernance forestière en RDC.

Le CNCEIB est une plateforme constituée des représentants de la société civile environnementale nationale, du secteur privé, des ONG internationales de conservation de la nature et des agences de coopération multilatérale ou bilatérale œuvrant dans des forêts et dont l’objectif est d’analyser et documenter la situation du secteur. Cette plate forme a aussi pour mission d’identifier et de dénoncer les actes  d’exploitation illégale, de proposer des réformes et de soutenir les efforts du gouvernement dans la lutte contre la corruption et l’application des lois liées au secteur forestier et conservation de la nature.

 

ACP/Kayu/JGD