
La France a publiquement appelé les autorités congolaises à organiser un dialogue national inclusif, estimant que cette étape est essentielle pour sortir de l’impasse actuelle et renforcer l’unité nationale face à la crise sécuritaire et politique. Ce plaidoyer s’inscrit dans le cadre des efforts diplomatiques autour de la crise dans l’est du pays.
Le ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a expliqué que le dialogue est un moyen de préserver la concorde politique et de trouver des solutions durables aux tensions internes, en s’appuyant notamment sur la dynamique de paix conduite par les confessions religieuses et d’autres acteurs locaux.
Plusieurs acteurs politiques de la RDC avaient déjà demandé la convocation d’un dialogue :
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L’opposant Martin Fayulu, qui a appelé le président à convoquer sans délai un dialogue national inclusif pour favoriser la cohésion sociale et la paix.
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L’opposant Jean-Marc Kabund a également lancé un appel similaire, annonçant même une marche pacifique pour réclamer la tenue de ces assises.
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D’autres voix politiques et religieuses ont soutenu l’idée que ce dialogue est nécessaire pour aborder les crises politiques et sécuritaires de manière consensuelle.
Le dialogue national est vu comme un mécanisme politique clé pour :
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trouver une réponse politique globale à la violence et à l’instabilité dans l’est du pays ;
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renforcer la cohésion nationale ;
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associer tous les acteurs — gouvernement, opposition, société civile, communautés religieuses — à la recherche de solutions durables.
Même si des appels nationaux et internationaux continuent de se multiplier, la convocation effective d’un dialogue politique n’a pas encore eu lieu. Les autorités congolaises ont indiqué que le moment viendrait, mais aucune date officielle n’a encore été communiquée.
Pascal Kwilu /RDC Nouvelles