
De retour de Davos et après une escale privée à Bruxelles, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, est, ce vendredi 23 janvier, à Paris, selon des informations de RFI. Il s’agit d’un court séjour, marqué notamment par un déjeuner avec son homologue français Emmanuel Macron. Les échanges doivent porter sur des questions bilatérales ainsi que sur la situation dans la région des Grands Lacs, dans un contexte régional marqué par des tensions persistantes.
Après le forum de Davos, mercredi 21 janvier, puis un court séjour privé à Bruxelles, Félix Tshisekedi déjeune aujourd’hui à Paris avec le président français Emmanuel Macron. Selon nos informations, cette rencontre se tient à la demande de Kinshasa. La RDC est le pays africain avec lequel la France a enregistré les engagements les plus importants l’an dernier.
Deux résolutions portées par Paris
Ainsi, par exemple, c’est la France qui a porté les deux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU consacrées à la situation en RDC. Paris l’a fait en tant que « plume », c’est-à-dire en assumant la responsabilité de la rédaction des textes, de la conduite des négociations avec les autres membres du Conseil et de leur présentation au vote.
Deux résolutions particulièrement difficiles à négocier : la première en raison de la réticence d'autres pays africains et des responsabilités qu’elle évoque, la seconde parce qu’elle concerne le mandat de la Monusco, dans un contexte de rivalités géopolitiques entre les États-Unis et la Chine dans la région des Grands Lacs.
Un total de 850 millions d'euros déjà décaissés
Les échanges entre Félix Tshisekedi et Emmanuel Macron devraient aussi revenir sur la conférence de Paris du 30 octobre 2025 pour la paix et la prospérité dans la région des Grands Lacs. Sur les 1,5 milliard d’euros annoncés à cette occasion par 70 États et organisations internationales, l’ensemble des financements humanitaires d’urgence, soit 850 millions d’euros, a déjà été effectivement décaissé, selon Paris.
Il sera également question de l’appel au dialogue intercongolais. La position de Paris est connue : pour parvenir à une paix durable, et dans la continuité des consultations menées par les Églises congolaises, la France appelle à la tenue d’un dialogue national en République démocratique du Congo.
rfi