
Ce lundi 9 février 2026, le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, effectue une visite de travail à Luanda, en Angola, sur invitation de son homologue angolais João Lourenço (président en exercice de l’Union africaine depuis peu).
Selonl a présidence congolaise relayée sur les réseaux, les deux chefs d’État auront un entretien centré sur :
- La situation sécuritaire et humanitaire dans l’est de la RDC, marquée par la persistance des violences impliquant le M23, les groupes armés alliés, et les tensions régionales (notamment avec le Rwanda).
- Les efforts diplomatiques en cours pour une paix durable, dans un contexte où plusieurs processus (Luanda, Nairobi, Doha, Washington) coexistent ou se chevauchent.
- La préparation du sommet ordinaire de l’UA prévu les 14-15 février à Addis-Abeba, où la crise des Grands Lacs figure en bonne place.
Cette rencontre intervient :
- Le même jour qu’une autre visite importante à Luanda : celle du médiateur UA pour les Grands Lacs, le président togolais Faure Gnassingbé (qui rencontre aussi Lourenço en tête-à-tête).
- Dans un timing chargé : juste après la réunion du Conseil paix et sécurité de l’UA à Addis-Abeba (fin janvier/début février), et alors que la situation sur le terrain reste volatile malgré des cessez-le-feu fragiles et des pressions internationales (États-Unis, UE, etc.).
- Après plusieurs allers-retours de Tshisekedi à Luanda en janvier 2026 (notamment les 5 et 8 janvier), où Lourenço avait poussé pour un dialogue national inclusif (y compris avec le M23), refusant un soutien militaire direct angolais mais insistant sur une approche politique.
João Lourenço, qui a historiquement joué un rôle de médiateur via le processus de Luanda, reste une figure pivot pour aligner les initiatives africaines et éviter la fragmentation. Cette navette diplomatique intense (Gnassingbé + Tshisekedi le même jour) suggère une tentative de coordination renforcée à l’approche du sommet UA, avant le passage probable de la présidence tournante à un autre leader (potentiellement burundais).
Si la visite est confirmée comme brève (quelques heures, comme les précédentes), elle souligne l’urgence pour Kinshasa de mobiliser un soutien régional face à la dégradation continue dans l’est
Magloire Kibau