
Lors d'une déclaration officielle et très récente faite par Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, lors de sa visite de travail de trois jours en RDC. Lacroix est arrivé en RDC pour des consultations intenses sur la mise en œuvre d’un cessez-le-feu dans l’Est, en appui aux processus diplomatiques de Washington (accord du 4 décembre 2025) et de Doha (accord-cadre du 15 novembre 2025 et engagements récents). Malgré les engagements pris sur papier, les hostilités persistent (notamment avec l’AFC/M23, ADF, etc.), ce qui rend urgent un cessez-le-feu effectif et vérifiable. Conformément à la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité de l’ONU, la MONUSCO dispose d’un mandat explicite pour appuyer la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent : observation, supervision, vérification, appui technique et logistique au mécanisme conjoint élargi de vérification (MCVE+), en coordination avec les partenaires.
Ce qu’a déclaré Lacroix précisément (d’après ses propos rapportés à la presse après des rencontres avec le président Félix Tshisekedi, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et d’autres officiels). La MONUSCO est prête à opérationnaliser cet appui le plus vite possible. Elle dispose déjà de plans concrets pour commencer par Uvira (zone prioritaire touchée par les récents accords), puis étendre progressivement à d’autres zones affectées, et surtout faire taire les armes en priorité, soutenir les initiatives diplomatiques, et assurer un monitoring crédible (accès sûr, garanties de sécurité, coordination efficace). « Nous avons dit à Madame la Première Ministre que la MONUSCO est prête à jouer tout son rôle, en commençant le plus vite possible à soutenir les efforts en vue d’un cessez-le-feu, en commençant Uvira, puis progressivement nous l’espérons vers le reste de la zone affectée. »
Autres points soulignés :
- Nécessité d’une implication totale de toutes les parties (gouvernement, groupes armés, etc.) pour que le cessez-le-feu soit respecté.
- La visite inclut des échanges avec la société civile, les confessions religieuses, l’équipe pays ONU, et un déplacement prévu à Beni (Nord-Kivu) pour évaluer la situation sur le terrain et rencontrer les Casques bleus.
- Cela s’inscrit dans un timing chargé : juste après le mandat angolais pour les consultations (9 février à Luanda), et alors que l’Afrique du Sud annonce le retrait de son contingent de la MONUSCO.
Pascal Kwilu