
Le phénomène Mobondo, une milice principalement issue de la communauté Yaka, a causé des violences intercommunautaires meurtrières (surtout entre Teke et Yaka) dans le Grand Bandundu depuis 2022, avec des milliers de morts et des déplacements massifs.
Dans le Kwango (notamment dans des localités comme Ipongi, Mulosi, Kimbandinga, Popokabaka), une nouvelle vague de redditions a eu lieu récemment.Plusieurs miliciens, dont ceux du groupe du chef milicien Mouton (considéré comme l'un des plus résistants), ont déposé un important stock d'armes et de munitions aux forces de défense et de sécurité (FARDC).Le ministre délégué à la Défense Eliezer Ntambwe (envoyé spécial) a supervisé ces opérations. Les leaders Mobondo présents ont publiquement annoncé la fin du mouvement armé, appelé à une collaboration totale avec les autorités, exhorté les derniers détenteurs d'armes à se rendre sans condition, et affirmé que le conflit entre les communautés Teke et Yaka appartient désormais au passé.Les autorités congolaises considèrent que le phénomène ne constitue plus une menace dans le Kwango, ouvrant la voie à une paix durable, à la reconstruction et à la relance socio-économique.
Cela marque un tournant significatif dans la pacification de cette zone (après des efforts similaires à Kwamouth et Maluku), même si la situation reste fragile dans d'autres provinces touchées. Les autorités promettent un suivi et un passage progressif à la police nationale une fois la paix consolidée.
Nadine Kibau