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Le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC), par la voix de son porte-parole Patrick Muyaya (ministre de la Communication et Médias), a déclaré le 11 février 2026 attendre du président angolais João Lourenço qu'il engage des « pré-consultations » avec l'ensemble des acteurs congolais. L'objectif est de créer les conditions nécessaires pour organiser un dialogue intercongolais (ou dialogue national inclusif) visant à résoudre la crise sécuritaire, notamment dans l'Est du pays.

Selon les déclarations de Muyaya sur RFI (dans l'émission "Le Grand Invité Afrique"), ce dialogue :Doit se tenir en RDC (sur le sol congolais), et ne consacrera aucune forme d'impunité pour les responsables des violences ou des crimes commis.

Cette position fait suite à une réunion de haut niveau tenue le 9 février 2026 à Luanda (Angola), en présence de :

À l'issue de cette rencontre, l'Angola a été officiellement mandaté pour mener ces consultations préalables avec les parties congolaises intéressées, dans le cadre des efforts de paix régionaux et africains. Les dirigeants ont également appelé à un cessez-le-feu immédiat dans l'Est de la RDC, avec des modalités à définir via consultations, et ont réaffirmé le soutien à des mécanismes comme ceux discutés à Doha en 2025.

Cette initiative s'inscrit dans un contexte de tensions persistantes à l'Est (impliquant le M23, des accusations contre le Rwanda, etc.), où Kinshasa privilégie une approche politique interne tout en insistant sur la responsabilité et la justice. Le gouvernement congolais semble conditionner la suite à ces pré-consultations menées par Lourenço, tout en marquant une ligne ferme contre toute amnistie large.

Magloire Kibau