
Les Nations Unies ont salué, ce 11 février 2026, la disponibilité de l’Angola à contribuer à l’organisation d’un dialogue national inclusif en RDC. Cette déclaration a été faite à Kinshasa par Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint de l’ONU chargé des opérations de maintien de la paix.
Selon les sources principales (notamment Radio Okapi et d’autres médias congolais relayant l’information), Lacroix s’est exprimé à l’issue de consultations avec les forces sociales, politiques et les autorités nationales congolaises. Il a qualifié l’engagement angolais de signal positif pour la décrispation du climat politique et sécuritaire, particulièrement dans l’Est du pays.
Cela fait suite à la réunion de Luanda du 9 février 2026, où João Lourenço (président angolais et président en exercice de l’Union africaine) a reçu le mandat officiel de mener des consultations préalables avec toutes les parties congolaises concernées, de poser les bases d’un dialogue intercongolais inclusif, en lien avec les appels au cessez-le-feu immédiat et la mise en œuvre des mécanismes de vérification (Doha 2025, accords de Washington, résolutions ONU 2773 et 2808). L’ONU insiste sur le rôle de facilitation africaine (via l’Angola et l’UA), tout en rappelant l’importance du respect du cessez-le-feu pour l’acheminement de l’aide humanitaire et le renforcement de l’autorité de l’État.
Cette position de l’ONU s’aligne sur les efforts régionaux et internationaux pour une paix durable, sans pour autant entrer dans les détails des conditions posées par Kinshasa (comme l’absence d’impunité évoquée par Patrick Muyaya). Jean-Pierre Lacroix a aussi échangé avec le président Félix Tshisekedi sur le rôle de la MONUSCO dans le suivi du cessez-le-feu.
Magloire Kibau