
Les présidents de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, et de l'Angola, João Lourenço, ont récemment discuté de la crise persistante dans l'est de la RDC, en mettant l'accent sur l'urgence d'opérationnaliser le mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu. Ces échanges ont eu lieu le 15 février 2026 (ou en marge d'événements récents, potentiellement liés au sommet de l'Union africaine ou à des consultations bilatérales). Les deux dirigeants ont insisté sur la nécessité d'activer rapidement ce mécanisme pour assurer un suivi effectif du cessez-le-feu, condition indispensable à une paix durable dans les provinces orientales affectées par les combats impliquant notamment le groupe armé M23/AFC.
Ce mécanisme de surveillance avait été initialement convenu dans un accord signé à Doha (Qatar) le 14 octobre 2025 entre le gouvernement congolais et le M23. Il prévoit : un gel strict des positions militaires, l'interdiction de renforts, les rotations offensives ou approvisionnements militaires, le maintien du statu quo sur le terrain, de maintenir un dispositif structuré de monitoring des incidents et de traitement des violations, avec potentiellement une implication de la MONUSCO (mission de l'ONU en RDC) et d'autres facilitateurs.
Cette discussion intervient dans un contexte où la RDC a accepté le 13 février 2026 une proposition angolaise de cessez-le-feu devant entrer en vigueur le 18 février 2026 (midi), dans un "esprit de responsabilité et d'apaisement". L'Angola, médiateur clé depuis plusieurs années (et récemment à la tête de l'UA), joue un rôle central dans les efforts diplomatiques, avec des réunions à Luanda impliquant aussi le médiateur UA Faure Gnassingbé (Togo) et l'ancien président nigérian Olusegun Obasanjo. Malgré ces avancées, des doutes persistent : les combats se poursuivent sur le terrain selon plusieurs observateurs, et des précédents cessez-le-feu ont souvent été violés. Des appels internationaux (États-Unis, UE, ONU) insistent sur des actes concrets et une mise en œuvre rapide du mécanisme pour bâtir la confiance.
Magloire Kibau