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Jean-Marc Kabund-A-Kabund, président du parti Alliance pour le changement (ACh) et figure de l'opposition en RDC, est actuellement en tournée européenne pour mobiliser des soutiens diplomatiques en faveur d’un dialogue national véritablement inclusif.Selon des informations récentes publiées le 17 février 2026, il a entamé la deuxième phase de ce déplacement depuis le 14 février 2026, en quittant Kinshasa pour Bruxelles. Il y a tenu une causerie politique avec la diaspora congolaise, avant de se diriger vers la France puis le Royaume-Uni. L’objectif principal est de rencontrer des acteurs diplomatiques, notamment des députés européens, pour dénoncer ce qu’il qualifie d’absence de volonté sincère du régime de Félix Tshisekedi à organiser une concertation réellement ouverte et inclusive.Kabund insiste sur le fait que la paix durable ne peut être imposée de manière unilatérale, mais doit reposer sur l’équilibre, l’inclusivité et la légitimité. Il conditionne toute participation de son parti à plusieurs préalables et lignes rouges non négociables :
  • Lignes rouges : Respect de la Constitution, de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale.
  • Préalables : Libération des prisonniers politiques et d’opinion, cessation des arrestations arbitraires et enlèvements, liberté de mouvement pour les opposants (y compris fin des intimidations à l’aéroport de N’Djili), retour des exilés politiques, et libération de l’espace public.
Ce positionnement s’inscrit dans un contexte plus large où l’Union européenne et certains pays européens (comme la Belgique et la France) appellent également à un dialogue inclusif pour résoudre la crise persistante dans l’Est de la RDC, notamment face aux conflits armés et à l’insécurité régionale.Kabund cherche ainsi à internationaliser la pression sur Kinshasa pour obtenir un cadre de dialogue neutre et non « taillé sur mesure », loin des initiatives qu’il juge insuffisamment ouvertes. Cette tournée vise explicitement à forcer l’ouverture d’un tel processus, perçu par l’opposition comme une étape clé pour une paix durable et une sortie de crise politique.
 
Nadine Kibau