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Selon des informations relayées par certains médias et plusieurs comptes sur X, un groupe d'hommes armés a attaqué le parc national d'Upemba, dans la province du Haut-Katanga, dans la nuit du lundi 2 au mardi 3 mars 2026. Les assaillants ont pris d'assaut Lusinga, le quartier général (HQ) du parc, où se trouvent les bureaux administratifs, les logements des éco-gardes et du personnel, ainsi que des expatriés travaillant pour la conservation (notamment via des partenariats comme African Parks ou ICCN). L'attaque est attribuée à un groupe Maï-Maï non autrement identifié dans les premiers rapports évoque spécifiquement les milices Bakata Katanga (ou Maï-Maï Bakata-Katanga), affirmant :
  • Prise en otage de l'ensemble du personnel civil et paramilitaire, y compris Mme Tina Lain, Directrice du parc.
  • Pillage de dépôts stratégiques (armes, munitions, vivres).
  • Bilan humain lourd : au moins 5 à 6 décès confirmés selon cette source non officielle.
À ce stade, les autorités (ICCN – Institut Congolais pour la Conservation de la Nature) ou le gouvernement n'ont pas encore communiqué de bilan officiel détaillé. Aucun détail indépendant ne confirme le nombre exact de victimes, les otages ou les motivations précises (braconnage, pillage, représailles, ou occupation ?). Le parc d'Upemba, l'un des plus anciens et vastes d'Afrique (créé en 1939), est régulièrement confronté à l'insécurité : attaques passées contre les éco-gardes (ex. 2021 : 1 mort, 3 blessés par Maï-Maï), braconnage intensif, présence de groupes armés locaux se réfugiant dans les zones protégées.Cette nouvelle incursion intervient alors que le parc connaît une relative amélioration de sa biodiversité (augmentation des zèbres de 16 % en 2025 selon des rapports récents), mais reste vulnérable aux conflits armés dans le sud-est de la RDC. La situation est en évolution ; des appels à une intervention urgente des FARDC, des autorités provinciales et du soutien international (WWF, African Parks, etc.) circulent sur les réseaux. Les populations riveraines et le personnel de conservation risquent de nouvelles menaces sécuritaires et humanitaires dans cette zone isolée et riche en ressources naturelles.
 
Alain Lusanga