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Le 4 mars 2026, lors d'une conférence de presse à Kinshasa (au siège de son parti AFDC-A, "La Maison Blanche"), le deuxième vice-président du Sénat et président de l'AFDC-A a fermement rejeté l'idée d'une révision constitutionnelle. Ses déclarations principales, largement relayées dans la presse congolaise, sont les suivantes :
  • La RDC n'a pas un problème de textes, mais un problème d'hommes (ou de personnes) qui doivent appliquer et respecter la Constitution.
  • Le pays n'a pas besoin de changer sa loi fondamentale pour se développer ; le débat sur une révision est un faux débat.
  • Il a défendu la "jeunesse" de la Constitution de 2006 (âgée d'environ 17-20 ans selon le contexte) en ironisant : « Si ceux qui ont 60 ou 50 ans ne sont pas matures, comment voulez-vous qu'une Constitution de 17 ans soit vieille ? »
  • Il a critiqué les partisans du changement (y compris certains alliés de la majorité présidentielle ou "Union sacrée"), les accusant d'hypocrisie ou de flatterie, et a rappelé que certains qui protégeaient la Constitution hier veulent la changer aujourd'hui.
Cette position marque une divergence visible au sein de la majorité présidentielle, surtout dans un contexte où le débat sur une possible révision (parfois associée à des spéculations sur un troisième mandat pour Félix Tshisekedi en 2028) refait surface. Bahati Lukwebo se positionne comme un défenseur du respect des institutions existantes et de l'État de droit, sans modification de la loi fondamentale.
 
Alain Lusanga