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On en sait un peu plus sur l'interpellation de Jacky Ndala par les services de sécurité : il serait reproché de collaborer avec l'ennemi, l’AFC/M23.L’opposant politique congolais Jacky Ndala Mpoyi Kabundi, ancien coordonnateur national de la jeunesse du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, a été interpellé mercredi 4 mars 2026 à Kinshasa, dans la commune de Bandalungwa, alors qu’il sortait de chez lui. Son avocat dénonce un « enlèvement » par des agents des services de sécurité (probablement l’Agence nationale de renseignements – ANR ou des services liés à la présidence), sans mandat ni procédure formelle apparente.Selon plusieurs sources sécuritaires relayées sur les réseaux sociaux et par des médias congolais (notamment des câbles exclusifs circulant sur X/Twitter et Facebook le 6-7 mars 2026), les motifs de cette interpellation seraient liés à une présumée collaboration avec l’AFC/M23, la rébellion dirigée par Corneille Nangaa et soutenue par le Rwanda, considérée comme « l’ennemi » par les autorités de Kinshasa.
 
Des informateurs proches des services de sécurité affirment que Jacky Ndala serait accusé d’être en connivence avec certains cadres de l’AFC pour des projets hostiles au régime, potentiellement incluant des plans visant à déstabiliser le président Félix Tshisekedi.Cette accusation fait écho à des rumeurs antérieures (début 2026) selon lesquelles Ndala aurait rejoint ou collaboré avec Corneille Nangaa et l’AFC/M23, rumeurs qu’il avait formellement démenties à l’époque, affirmant être à Kinshasa et non impliqué dans toute prise d’armes. Cependant, les autorités semblent désormais traiter ces soupçons comme des faits graves, dans un contexte de guerre à l’est où toute suspicion de liens avec le M23 ou l’AFC est sévèrement réprimée.Jacky Ndala, figure récurrente de l’opposition radicale, a un lourd passé judiciaire : il a été arrêté à plusieurs reprises par l’ANR (notamment en 2021 pour « incitation à la désobéissance civile », en 2024 pour « propagation de faux bruits » après avoir dénoncé des violences et un présumé viol subi en détention en 2022).
 
Il a purgé des peines, bénéficié d’une libération provisoire en octobre 2025 pour raisons de santé, et reste une voix critique virulente du pouvoir.Son interpellation actuelle intervient dans un climat de tension accrue : poursuite des opérations militaires contre l’AFC/M23, pressions sur l’opposition interne, et débats autour des accords de paix et partenariats stratégiques (RDC-Rwanda, RDC-USA) qui divisent. Des plateformes comme « Sursaut National » et d’autres opposants ont déjà dénoncé cette arrestation comme une nouvelle atteinte aux libertés, tandis que des voix progouvernementales y voient une mesure légitime contre une trahison potentielle.Aucune confirmation officielle n’a été émise par l’ANR, la justice ou la présidence au 7 mars 2026, et le lieu exact de sa détention reste inconnu. Son avocat appelle à sa libération immédiate et à une procédure transparente.
 
Alain Lusanga / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.