
Kinshasa, 10 mars 2026 – Dans un contexte marqué par le 20ᵉ anniversaire de la Constitution congolaise (adoptée le 18 février 2006) et les débats récurrents sur sa possible révision ou son maintien en l’état, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya, a tenu à recadrer le discours officiel.Intervenant sur le sujet, Patrick Muyaya a qualifié le débat sur la révision ou le changement de la Constitution de « débat démocratique » pur et simple. « Nous sommes la République Démocratique du Congo. Et c'est dans le cadre de la vitalité démocratique que chacun a le droit de donner son point de vue », a-t-il déclaré. Cette prise de position vise à apaiser les tensions autour de la question constitutionnelle, qui a resurgi avec force ces dernières semaines. Des voix au Sénat (notamment du côté de certains sénateurs AFDC-A se désolidarisant de Bahati Lukwebo) et dans l’opposition (comme Lucha, qui dénonce une tentative de « glissement » institutionnel) ont alimenté les discussions, dans un climat sécuritaire toujours préoccupant à l’Est du pays.Tout en défendant la liberté d’expression comme signe de « vitalité démocratique », Patrick Muyaya a immédiatement rappelé les priorités absolues du gouvernement de Judith Suminwa Tuluka et du président Félix Tshisekedi :
- La reconquête de l’intégrité territoriale reste la priorité numéro un, face à l’agression persistante dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Ituri (M23/AFC soutenu par le Rwanda selon Kinshasa).
- La restauration de la paix durable et la défense de la souveraineté nationale.
- Les avancées diplomatiques, notamment les accords de Washington (dont le projet de loi de ratification devrait bientôt être adopté au Parlement) et les processus de paix en cours.
Magloire Kibau / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.