
Human Rights Watch (HRW) a publié le 10 mars 2026 un rapport alarmant intitulé "Enforced Disappearances Surge in Kinshasa" (en français : "Vague de disparitions forcées à Kinshasa"), documentant une augmentation significative des disparitions forcées dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC) et ses environs depuis mars 2025.Selon HRW, les forces de sécurité congolaises sont responsables de ces pratiques. L'organisation a documenté 17 cas de personnes portées disparues (principalement des opposants politiques), souvent pour des motifs discutables ou fallacieux. Beaucoup de ces personnes ont été retrouvées, parfois après plusieurs mois, détenues dans les installations du Conseil national de cyberdéfense (CNC) à Kinshasa.HRW accuse le gouvernement congolais d'utiliser le CNC (initialement créé pour la cybersécurité) comme un proxy ou intermédiaire pour procéder à des arrestations et détentions arbitraires d'opposants, en violation du droit congolais et international. Ces détentions s'accompagnent souvent d'absence de procédure judiciaire régulière, et le CNC opère aux côtés de la Police nationale congolaise et de la Garde républicaine du président.Le rapport repose sur des entretiens avec plus de 34 personnes, dont 9 anciens détenus du CNC et 11 proches de détenus. HRW appelle les autorités à :
- Libérer immédiatement ou présenter devant un juge tous les détenus du CNC.
- Mettre fin à ces pratiques et veiller à ce que toute détention respecte pleinement les lois congolaises et les normes internationales.
Nadine Kibau / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.