
Contrairement à ce que nous avons écrit, et à certaines rumeurs qui circulent depuis hier lundi, Modeste Bahati Lukwebo n’a pas encore démissionné de son poste de deuxième vice-président du Sénat. Une pétition réclamant sa destitution a bien été officiellement déposée ce lundi 16 mars 2026 au bureau du Sénat par le sénateur Dany Kabongo Bondanya et plusieurs de ses collègues.
Celle-ci a largement dépassé le seuil requis, avec plus de 37 signatures recueillies selon les initiateurs, et certains évoquent même un nombre supérieur à 45 ou 47 signatures. La démarche fait suite aux déclarations de Bahati Lukwebo le 4 mars 2026, dans lesquelles il s’était fermement opposé à toute idée de révision ou de changement de la Constitution, une position jugée contraire à la ligne de l’Union sacrée et du président Félix Tshisekedi. Malgré des excuses présentées par l’intéressé et sa réaffirmation de loyauté envers le chef de l’État, son propre regroupement politique, l’AFDC-A, s’est désolidarisé de lui dès le 9 mars et l’a explicitement invité à « tirer les conséquences politiques qui s’imposent ».
À l’heure actuelle, plusieurs sources parlementaires fiables confirment qu’aucune lettre de démission n’a été reçue du deuxième vice-président du Sénat. Modeste Bahati Lukwebo demeure donc toujours en poste, même si la pression est devenue très forte. La pétition pourrait être examinée en plénière dans les prochains jours, ce qui ouvrirait la voie à une possible destitution. La situation reste très incertaine au sein du Sénat et au sein de la majorité présidentielle. Une évolution officielle (démission, acceptation de la pétition ou son rejet) est attendue dans les heures ou les jours à venir.
Nadine Kibau, rédactrice en chef / Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.