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Le Conseil de sécurité des Nations unies tient, ce mardi 17 mars 2026, des consultations à huis clos sur la situation en République démocratique du Congo (RDC). Cette réunion, demandée par la France, intervient dans un contexte de forte tension dans l’est du pays, après l’attaque de drone meurtrière survenue le 11 mars à Goma. Dans la nuit du 10 au 11 mars 2026, vers 4 heures du matin, plusieurs frappes de drones ont visé un quartier résidentiel (Himbi) de Goma, ville sous contrôle du mouvement AFC/M23 depuis janvier 2025.
 
L’attaque a tué au moins trois personnes, dont Karine Buisset, une employée française de l’UNICEF, ainsi que deux autres civils. Des habitations ont été endommagées et l’incident a provoqué une vive émotion tant en RDC qu’au niveau international.Le mouvement M23 accuse les Forces armées congolaises (FARDC) d’avoir orchestré ces frappes, qu’il qualifie d’« acte terroriste » et de violation du cessez-le-feu. De son côté, le gouvernement congolais a ouvert une enquête sans revendiquer l’attaque. L’ONU, à travers la MONUSCO et le Secrétaire général, a fermement condamné cet acte, rappelant que les attaques contre le personnel humanitaire et onusien peuvent constituer des crimes de guerre. Elle appelle à une enquête rapide, indépendante et transparente pour identifier les responsables.
 
Cette réunion à huis clos du Conseil de sécurité vise à examiner l’escalade des violences dans l’Est de la RDC, les risques liés à l’utilisation croissante de drones, la protection des civils et du personnel humanitaire, ainsi que les perspectives de dialogue et de cessez-le-feu. Les membres du Conseil devraient condamner unanimement l’attaque et insister sur la nécessité de respecter le droit international humanitaire dans un conflit qui continue de faire de nombreuses victimes civiles.
 
Nadine Kibau