
AUbin Minaku au centre, toujours detenu dans un lieu incconu
Selon le Bureau conjoint des Nations unies pour les droits de l’homme (BCNUDH) en République démocratique du Congo (RDC), 42 membres de partis politiques demeuraient en détention au 30 janvier 2026. Ces personnes ont été arrêtées par des services de renseignements, la justice militaire ou des agents non identifiés, et sont détenues dans des lieux tels que la prison militaire de Ndolo ou dans de nombreux cachots clandestins.
Parmi elles figurent notamment une vingtaine de membres du parti Ensemble pour la République de Moïse Katumbi, ainsi que quatre membres du parti de Joseph Kabila, le PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), dont le secrétaire permanent Emmanuel Shadary et l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale Aubin Minaku, arrêtés respectivement en décembre 2025 et janvier 2026.Ce chiffre s’inscrit dans un rapport mensuel du BCNUDH qui dresse un bilan alarmant des violations des droits humains en RDC, avec plus de 400 cas recensés au cours du seul mois de janvier 2026.
L’ONU met en lumière les restrictions persistantes de l’espace civique et politique, dans un contexte de tensions accrues autour de la situation sécuritaire à l’est du pays et des enjeux électoraux. Les Nations unies appellent les autorités congolaises à respecter les libertés fondamentales, dont la liberté d’expression et d’opinion politique, et à garantir des détentions conformes aux normes internationales, avec des procès équitables et transparents. Cette situation s’ajoute aux préoccupations récurrentes exprimées par les organisations de défense des droits humains sur les arrestations arbitraires et les détentions prolongées d’opposants politiques en RDC.
Pascal Kwilu