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Le pays est « pratiquement à l’arrêt », miné par des divisions internes et l’enlisement de ses institutions, a constaté amèrement Joseph Olenghankoy dans sa communication du mardi 7 avril 2026. Selon le président du Conseil national de suivi de l’accord de la Saint-Sylvestre (CNSA), cette paralysie nationale est en grande partie due au refus, par certains acteurs sociopolitiques, d’accepter le dialogue politique inclusif souhaité par le chef de l’État Félix Tshisekedi. 
 
Au lieu de privilégier ce cadre de concertation, ces « anti-dialogue » préfèrent entretenir des débats jugés stériles et clivants, notamment sur l’opportunité d’un éventuel amendement de la Constitution. Pour Olenghankoy, cette attitude est « ahurissante, énervante et révoltante » car elle détourne les énergies nationales des priorités urgentes, en particulier la guerre qui sévit dans l’est du pays et ses lourdes conséquences sur les plans politique, diplomatique, institutionnel et socioéconomique.
 
Le vétéran de la politique congolaise rappelle que l’histoire de la RDC démontre à maintes reprises la nécessité du dialogue pour surmonter les crises majeures. Il interpelle donc tous les acteurs à cesser ces controverses qui fragilisent davantage la cohésion nationale et à se concentrer sur les véritables défis du moment, en rejoignant un dialogue franc et inclusif pour sortir le pays de l’impasse actuelle.
 
Nadine Kibau