
La République démocratique du Congo a appelé l’Organisation des Nations Unies à une action « cohérente et déterminée » face à la situation sécuritaire et humanitaire dans l’est du pays, particulièrement à Uvira au Sud-Kivu. Cette déclaration a été faite ce jeudi 9 avril 2026 par l’ambassadeur Zénon Mukongo Ngay, représentant permanent de la RDC auprès des Nations Unies, en réaction au récent rapport de Human Rights Watch (HRW) sur l’occupation et le retrait de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira.Dans son intervention, Kinshasa a souligné la nécessité pour le Conseil de sécurité et la MONUSCO d’agir avec fermeté et cohérence afin de protéger les populations civiles, de restaurer l’autorité de l’État et de mettre fin aux cycles de violences dans la région.
Le gouvernement congolais rappelle que le retrait unilatéral du M23 d’Uvira en janvier 2026, présenté comme une « mesure de confiance », n’a pas mis fin aux menaces persistantes, notamment les positions maintenues par le groupe rebelle dans les environs et les abus documentés pendant et après l’occupation.La RDC insiste sur la responsabilité principale du M23 et de ses soutiens dans les violations des droits humains commises à Uvira, tout en réaffirmant son engagement à protéger toutes les communautés. Elle appelle l’ONU à une mobilisation plus forte, incluant un soutien concret à la protection des civils et à l’accompagnement du processus de paix, afin d’éviter tout vide sécuritaire qui pourrait être exploité par des groupes armés. Cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs enquêtes, dont celle de HRW publiée début avril 2026, documentent les exactions commises lors de la prise et du retrait de l’AFC/M23 d’Uvira, ainsi que les risques persistants pour les populations locales.
Nadine Kibau