
Les premiers migrants expulsés des États-Unis sont bien arrivés à Kinshasa ce vendredi 17 avril 2026. Une première délégation, composée d’une quinzaine de personnes selon leur avocate (avec des estimations globales entre 30 et 45 personnes pour ce premier groupe), a atterri aux premières heures de la matinée à l’aéroport international de N’djili. Il s’agit principalement de ressortissants d’Amérique latine, notamment du Pérou et de l’Équateur. Cet accueil s’inscrit dans le cadre d’un accord bilatéral signé entre la RDC et l’administration Trump début avril 2026. Les migrants, qui ne sont pas congolais, seront hébergés temporairement à Kinshasa dans des structures comme un hôtel près de l’aéroport, avec une prise en charge logistique, humanitaire et administrative entièrement financée par les États-Unis.
Le gouvernement congolais insiste sur le caractère provisoire de cet accueil, sans aucun coût pour le Trésor public.Cependant, cette arrivée suscite de vives critiques et débats en RDC. L’opposition (notamment la coalition Lamuka) et plusieurs organisations de la société civile dénoncent le manque de transparence sur le nombre exact, les nationalités et les modalités précises de l’accord, craignant des implications à plus long terme. Malgré ces polémiques, le gouvernement maintient que l’opération est humanitaire et temporaire.
Nadine Kibau