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Les Forces armées de la RDC (FARDC) accusent la coalition RDF-AFC/M23 (armée rwandaise, Alliance Fleuve Congo et Mouvement du 23 mars) de violer déjà ses engagements issus des récents pourparlers de paix.Dans un communiqué officiel n°08 publié dimanche 19 avril 2026 et signé par le Lieutenant-Colonel Mongba Hazukay Mak, porte-parole ad intérim des FARDC, l’armée congolaise dénonce une attaque meurtrière par drones sur les Hauts Plateaux de Minembwe, dans le Sud-Kivu. Selon les FARDC, ces frappes, survenues au lendemain de la 9e session des pourparlers de Montreux (Suisse), ont visé des positions dans la zone et causé la mort d’au moins quatre civils, semant « mort et désolation » parmi la population.
 
L’armée qualifie ces actes de « violation flagrante des engagements internationaux » pris par la coalition RDF-AFC/M23 lors des négociations en Suisse. Elle accuse directement l’armée rwandaise (RDF) de soutien et de participation active à ces opérations, notamment via l’utilisation de drones.Ces accusations interviennent dans un contexte de cessez-le-feu fragile, malgré les efforts diplomatiques récents (processus de Doha, accords de Washington et mécanisme de suivi signé en Suisse). Les FARDC affirment rester en posture défensive tout en se réservant le droit de répondre « avec fermeté » si les provocations persistent.
 
Du côté de l’AFC/M23, aucune réaction officielle n’a été publiée dans l’immédiat sur cet incident précis, mais les deux parties s’accusent mutuellement depuis plusieurs mois de violations du cessez-le-feu, dans un cycle récurrent de tensions au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.Cet épisode risque de compliquer davantage les négociations en cours et les efforts de médiation régionale et internationale (Qatar, États-Unis, Union africaine, Angola). La situation sécuritaire reste très volatile dans les Hauts Plateaux de Minembwe et dans plusieurs territoires de l’Est, avec des conséquences humanitaires lourdes pour les populations civiles.
 
Pascal Kwilu