
Les États-Unis ont imposé, le 30 avril 2026, des sanctions sévères à l’encontre de l’ancien président Joseph Kabila Kabange, l’accusant de fournir un soutien financier, politique et matériel au groupe rebelle AFC/M23, contribuant ainsi à l’instabilité dans l’est de la RDC. Ces mesures, prises par l’OFAC (Office of Foreign Assets Control), entraînent le gel de ses éventuels avoirs aux États-Unis et interdisent toute transaction avec des personnes ou entités américaines. Joseph Kabila a qualifié ces sanctions d’« injustifiées » et « politiquement motivées » dans un communiqué.
Dans la foulée, Augustin Kabuya, secrétaire général du parti présidentiel UDPS, a haussé le ton lors d’une mobilisation à Kinshasa. Il a exigé l’arrestation immédiate de Joseph Kabila, l’accusant d’être le « vrai dictateur » et d’être impliqué dans l’insécurité à l’Est, y compris en lien avec la mort du colonel Mamadou Ndala. Kabuya a appelé les militants à une grande marche le lundi 4 mai 2026 devant l’ambassade américaine pour « féliciter l’administration Trump » et soutenir ces sanctions. Il a diffusé des images d’archives pour souligner les responsabilités passées de Kabila.
Pascal Kwilu