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L’opposant Martin Fayulu a réagi avec modération et pragmatisme aux sanctions imposées par les États-Unis contre l’ancien président Joseph Kabila le 30 avril 2026. Accusé par Washington de soutenir financièrement et politiquement les rebelles du M23 et de l’AFC, Kabila fait désormais face à un gel de ses avoirs aux États-Unis et à l’interdiction de transactions avec des entités américaines.
 
Dans sa déclaration, Martin Fayulu a déclaré :
« Kabila et Tshisekedi se connaissent, ils ont signé des accords. Ce qui m’intéresse, c’est le Congo. Pouvons-nous nous mettre ensemble pour parler des problèmes du Congo et trouver des solutions durables ? »
 
Fayulu n’a ni salué ni condamné directement les sanctions américaines. Il préfère insister sur la nécessité d’un dialogue national inclusif qui réunirait tous les acteurs politiques congolais, y compris Joseph Kabila, pour résoudre la crise persistante dans l’Est du pays et les problèmes structurels de la RDC.
 
Cette position s’inscrit dans la ligne habituelle de l’ancien candidat présidentiel : placer les intérêts supérieurs du Congo au-dessus des querelles politiques et rejeter toute solution imposée de l’extérieur. Fayulu continue d’appeler à une réconciliation interne plutôt qu’à une logique de sanctions ou de confrontation.
 
Alain Lusanga