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Barnabé Milinganyo Wimana a bien été arrêté le mardi 26 mai 2026 vers 14h47 sur l’avenue Lukusa dans la commune de la Gombe à Kinshasa, non loin d’Orgaman, par les services de sécurité qui l’ont immédiatement conduit au Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Gombe ; le lendemain, le 27 mai, il a été transféré à la prison centrale de Makala sous mandat d’arrêt provisoire.
 
Cette interpellation fait suite à une vidéo devenue virale dans laquelle l’homme politique affirme que le président rwandais Paul Kagame serait d’origine congolaise, plus précisément descendant d’un père issu de la communauté Rega du Sud-Kivu ou du Maniema, des propos considérés par les autorités comme de la propagande, de la désinformation grave et une atteinte à l’ordre public dans le contexte très sensible de la guerre à l’Est avec l’AFC/M23 ; certaines sources évoquent également des soupçons de liens présumés avec le M23 ou le Rwanda.
 
Président du parti Rassemblement des Leaders Congolais (RLC) et proche de l’ancien camp FCC de Joseph Kabila, Barnabé Milinganyo est connu pour ses déclarations médiatiques virulentes et sans filtre ; il avait déjà été condamné en 2020 à trois ans de prison pour offense au chef de l’État et menace de mort après sa célèbre phrase « Ako liya mbuma » visant Félix Tshisekedi, avant d’être libéré fin 2023.
 
Au 27 mai 2026, il reste détenu à Makala tandis qu’une fondation comme Bill Clinton pour la Paix a réclamé sa libération immédiate au nom de la liberté d’expression, cette arrestation intervenant dans un climat national particulièrement tendu marqué par le conflit à l’Est, les débats sur la révision constitutionnelle et les fortes divisions politiques.
 
 
Pascal Kwilu