
Ce mercredi 3 juin 2026, plusieurs quartiers de Kinshasa connaissent une activité économique fortement réduite. Commerces fermés, circulation clairsemée et faible affluence dans les marchés : le mot d’ordre de « ville morte » lancé par l’opposition semble suivi dans de nombreux coins de la capitale.Cette mobilisation intervient à l’appel de la coalition C64 et de plusieurs leaders de l’opposition, dont Martin Fayulu et Moïse Katumbi (depuis l’exil).
Ils exigent le retrait du projet de révision de la Constitution porté par la majorité présidentielle, qu’ils assimilent à une tentative de modification des limites de mandats présidentiels. L’opposition dénonce également l’organisation d’un éventuel référendum en pleine guerre à l’Est du pays. De son côté, le pouvoir rappelle aux agents de l’État leur obligation de service et met en garde contre toute paralysie forcée de l’administration.
La situation reste contrastée selon les communes : alors que certains quartiers populaires respectent massivement le mot d’ordre, le centre-ville et certaines artères principales affichent une activité plus normale. Cette journée ville morte constitue un premier test de mobilisation pour l’opposition avant d’autres actions annoncées.
Pascal Kwilu