La Prospérité qui évoque les frappes conjointes menées le 30 novembre par les deux armées estime que "c’en est donc fini avec des tergiversations. Les Forces spéciales des FARDC, appuyées par les Unités spéciales Ougandaises, ont amorcé, depuis hier, des frappes de longue portée". Ce quotidien note que les deux armées ont mené des opérations de fouille et de contrôle de zone pour nettoyer et, en même temps, sécuriser les positions des ADF touchées par cette première série de frappes dont le bilan sera, d’ailleurs, connu ultérieurement.

De son côté, l'Agence congolaise de presse (ACP) qui cite le communiqué des FARDC, précise que " menée de manière professionnelle, cette opération a bénéficié de l’appui de l’artillerie des Forces de Défense du Peuple Ougandais, UPDF en sigle".

Relayant le même communiqué des FARDC, AfricaNews affirme qu’avec l’assaut des positions des terroristes des Forces Démocratiques Alliées (ADF) situées à Kambi ya Juwa, dans l’axe Nord du Secteur Opérationnel Sukola I Grand Nord, les FARDC annoncent le début des opérations, conformément à la planification.

Dans un rappel historique, Forum des As note que les ADF sont à l'origine des rebelles ougandais, opposés au régime du président Yoweri Museveni. Ils sont installés depuis 1995 dans l'Est congolais, où ils ont fait souche en recrutant des locaux, des réfugiés et des expatriés dans leurs rangs. Depuis avril 2019, poursuit ce quotidien, certaines de leurs attaques sont revendiquées par Daech qui désigne l'ADF comme sa "Province d'Afrique centrale".

Par contre, Congo Nouveau ne voit pas ces opérations militaires dans le même prisme. Après le tollé suscité par l'information sur l'éventuelle entrée de l’armée ougandaise en Ituri et au Nord-Kivu pour lutter contre les ADF, le gouvernement a annoncé, hier mardi, des frappent aériennes menées à partir de l'Ouganda conjointement avec l'armée congolaise, note ce trihebdomadaire. « Mais la grande question c'est de savoir de quel bastion des ADF s'agit-il ? Depuis qu'ils ont été délogés de leurs sanctuaires notamment de Mandina, ces rebelles opèrent en errant, comment les deux armées ont-elles trouvé des bastions à bombarder ? Plusieurs pensent à une simple opération de com'. Des frappes, en réalité, pour faire rire », écrit le journal.

Dido Nsapu