A Nairobi, le 3ème Conclave sur la situation de paix et de sécurité dans la partie orientale de la RDC, tenu lundi, a approuvé le déploiement imminent de la Force militaire régionale dans l’Est du pays, mais sans la participation de l’armée rwandaise, a appris l’ACP de la Présidence, citant une source bien introduite au palais présidentiel de Nairobi.

Dans le même registre, Congo Nouveau soutient que Félix Tshisekedi s’est fait « piéger » à Nairobi. En effet, s’interroge ce journal, « en quoi cette force sera-t-elle différente de celles déployées il y a quelques mois ou années ? ». Quelle nouvelle stratégie va appliquer la force régionale qui sera déployée dans la partie orientale de la RDC afin de réussir là où les militaires venus des mêmes pays avaient échoué ?

C’est ici où des analystes et autres internationalistes craignent que Félix Tshisekedi ne soit une fois de plus tombée dans le piège qui lui est tendu par ses voisins.

Sous le titre « Nairobi : "Le peuple a le droit de savoir", dixit Delly Sesanga », Forum des as se fait l’écho de l’élu de Luiza et président du parti Envol.

Ce dernier, à propos de cette force régionale, se demande notamment, quelles en sont les missions et le concept opérationnels. Quelles sont ses règles d’engagement ? Qui finance le coût des opérations ? Quelle est la part définitive de compromis et d’engagement qu’à souscrit notre gouvernement… ?

Citant le patron de la diplomatie congolaise, Christophe Lutundula, L’Avenir titre : «  Le Rwanda veut une RDC faible et corvéable à merci ». Le confrère rapporte que le Rwanda cherche à obtenir que le M23 soit l’unique interlocuteur et que l’on revienne à des négociations comme on a pu en connaître par le passé (quand des groupes armés ont obtenu que leurs combattants soient intégrés à l’armée).

Parlant des retombées économiques après le 3ème conclave de Nairobi, Le Vrai Modérateur titre en manchette : «  Le RdCongo tente d’asphyxier le Rwanda ». Selon ce journal, la RDC tente d’user de tous les moyens à sa disposition pour venir à bout du M23 d’un côté et de l’autre du Rwanda. En effet, après la décision du gouvernement provinccial du Nord-Kivu d’interdire toute « imprtation et exportation » des marchandises par les opérateurs économiques et les commerçants, via le poste frontalier de Bunagana, entre la RDC et l’Ouganda, le M23 ferait pression auprès des commerçants congolais membres de la FEC et autres organismes religieux ainsi que des droits pour obtenir la levée de cette mesure.

Théodore Ngangu /digitalcongo.net