La première réunion de la Commission mixte RDC-Rwanda, prévue pour le 12 juillet 2022, est reportée à la dernière semaine du mois de juillet, suite au décès le 8 juillet dernier, de l’ancien Chef d’Etat angolais, Eduardo dos Santos, rapporte l’Agence congolaise de presse (ACP) qui cite un communiqué de la Présidence de la République.

Le journal La République perçoit dans ce report une forme de prétexte « providentiel » et pointe du doigt l’absence des signaux de réconciliation constatée au lendemain de la tripartite de Luanda entre les protagonistes, Félix Tshisekedi et Paul Kagame, sous la médiation de l’Angolais João Lourenço. « Il est une évidence, en effet, que les déclarations post-tripartite de Luanda ne présageaient nullement une conjonction de vues ou d’intérêts entre les principaux protagonistes. Au lieu d’émettre des signaux de réconciliation, les acteurs rwandais avaient multiplié des déclarations qui vidaient la rencontre de Luanda de toute sa substance. », estime la consœur qui les accuse de remettre également en cause « les déclarations rassurantes » du président angolais, João Lourenço.

Et dans tout cela, « un mois après, Bunagana toujours sous contrôle du M23 », rappelle Congo Nouveau.  Cette cité stratégique et commerciale, frontalière avec l’Ouganda, n’est toujours pas récupérée par les forces armées congolaises (FARDC), regrette ce trihebdomadaire. Les deux chefs d’Etat, Félix Tshisekedi et Paul Kagame ont résolu de suivre une feuille de route qui prévoit, entre autre, un cessez-le-feu immédiat et la mise en place d’une commission mixte RDC-Rwanda qui devait commencer le travail  mardi 12 juillet à Luanda. Sur le terrain des hostilités, constate le confrère, « pas de cessez-le-feu observé. Le lendemain même de la réunion de Luanda, le M23 a attaqué quelques positions de l’armée congolaise. Par médias interposés, des autorités congolaises et rwandaises se contredisent quant aux résolutions de Luanda. »

Dans un autre sujet, ce même journal évoque la présidentielle de 2023 et titre à sa Une : « Lamuka partagée entre Muzito et Fayulu ». Congo Nouveau indique que Martin Fayulu va compétir sous la bannière de son parti ECIDé (Engagement pour la citoyenneté et le développement) et que du côté d’un autre leader de Lamuka, Adolphe Muzito, son parti, Nouvel Elan, s’apprête également pour désigner son candidat à cette même présidentielle.

Une façon de faire critiquée par Forum des AS qui, dans son édito, a tenté d’emprunter à l’antiquité romaine l’expression latine « primo manducare deinde philosophare » (d’abord manger, ensuite philosopher). Pour l’éditorialiste, c’est d’abord annoncer sa candidature à la présidentielle, ensuite réfléchir à tout le  reste. C’est-à-dire la vision, l’offre politique, le programme et même les modalités des élections. « En somme, c’est le  ‘‘je suis candidat à la magistrature suprême donc j’existe’’ ».

Dido  Nsapu / MMC