
Des gouverneurs de vingt-six provinces de la RDC, des autorités religieuses, des personnalités indépendantes et des leaders de certains regroupements politiques, ont signé mercredi au Pull man Hôtel dans la commune de Gombe, la charte du Front commun pour le Congo (FCC), en présence des membres du comité stratégique de cette plate-forme et de leurs membres partis politiques.
Selon le directeur de cabinet du Chef de l’Etat, Néhémie Mwilanya, cette unième séance de signature de la charte du FCC, a la particularité de se tenir quelques semaines après le « brillant message » du Président Joseph Kabila Kabange, adressé à la nation au Parlement, dans lequel il a appelé les congolais à la « révolution de la conscience sur leur perception du Congo et de sa fragilité ». Car, a-t-il ajouté, « le Congo est un pays continent qui continue à être au centre des convoitises extérieures et qui a même vu ses fils et filles participer aux manouvres de sa déstabilisation ».
Il a expliqué que la création du FCC représente un projet nourri par des hommes et des femmes conscients, volontiers de se lever et de se mettre au service de la nation. « Il est aussi un projet de renouveau de l’intelligence et des approches, dont les animateurs privilégient la stabilité et le développement du pays en lieu et place des intérêts partisans », a-t-il dit, avant de rappeler aux nouveaux signataires que cette nouvelle plate-forme électorale, qui a Joseph Kabila comme autorité morale, vise le soutien d’une seule candidature commune à la présidentielle, en vue de constituer une grande majorité parlementaire à l’issue des prochaines élections.
Vision de fédérer les énergies
Pour sa part, le ministre de l’économie Kapika, un des membres du comité stratégique du FCC, qui a présenté à l’assistance les termes de référence de la charte, a révélé qu’il s’agit d’une plate-forme électorale regroupant les membres de composantes politiques diverses, à savoir, la Majorité présidentielle, l’opposition républicaine indépendante, l’opposition signataires de l’accord du 18 octobre 2017 de la cité de l’Union africaine, du Rassemblement acquis au changement, des personnalités politiques indépendantes ainsi celles de la société civile.
Ils se sont décidés de fédérer les énergies indépendantes pour notamment remporter sur base d’un programme commun, les élections à tous les niveaux. « Chaque membre garde son identité et son autonomie, mais garantie aux autres un sens de solidarité avant, pendant et après les scrutins », a-t-il signalé.
Accompagnement des gouverneurs
Par ailleurs, certains gouverneurs signataires de la charte du FCC ont réagi, en affirmant que l’acte posé ce jour constitue une preuve de leur accompagnement à la vision de l’autorité morale et initiateur de cette plate-forme, Joseph Kabila qui s’investit pour la consolidation de la paix et la démocratie en RDC.
Il vient une fois de plus de prouver qu’il évolue toujours dans sa « vision de rassembleur », a déclaré le gouverneur du Lualaba Richard Muyej a réitéré la volonté de sa population d’œuvrer pour la reconstruction du pays. Le gouverneur du Kasaï central Denis Kambayi a salué la naissance et la philosophie du FCC, en promettant de poursuivre les campagnes de sensibilisation de sa population à l’amour de la patrie.
Le gouverneur de Haut Uélé Lola Kisanga a, quant à lui, expliqué que cette signature est un acte républicain qui justifie son engagement et sa loyauté à la démarche politique du Chef de l’Etat.
ACP/Fng/Yhm/bsg/May