
Tout a l’air d’une négligence notoire pour contrecarrer une grande décision marquant la rupture avec le passé
Par MKM
Le ministre d’Etat en charge de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique (EPST) a jeté le lundi 16 septembre un véritable pavé dans la marre en allant à l’encontre de la loi-cadre sur l’enseignement, en application au cours de cette année scolaire 2019-2020 de la gratuité de l’éducation de base, allant de la 1ère à la 8ème année. Willy Bakonga Willima a un autre entendement de l’article 43 de la Constitution, bien concrétisé par l’actuel Chef de l’Etat. C’est derrière le dos du Président de la République qu’il s’illustre par une dangereuse déclaration ayant mis plusieurs parents dans l’émoi.
D’aucuns se préparent à protester à travers des marches pacifiques.
Il s’agit d’une grave gaffe commise par le nouveau titulaire en charge de l’EPST en l’absence de celui qui tient mordicus à travailler pour l’intérêt de la population par une rupture avec le passé en cherchant à faire payer les frais scolaires dans les classes des 7ème et 8ème. Il a continué à parler de l’enseignement primaire allant de la 1ère année à la 6ème année pendant que l’éducation de base s’étant désormais sur 8 ans qui seront sanctionnés par une pièce scolaire donnant l’accès aux humanités de 4 ans.
Il convient de comprendre ainsi la suppression de l’Examen national de fin d’études primaires, ENAFEP. S’il peut vérifier, à travers une enquête par ses hommes de main, les réactions provoquées par sa déclaration faite en primeur sur un média privé et de revenir par la même voie pour tenter de justifier en laissant des zones d’ombre. Il doit être tenu pour responsable des dérapages constatés dans certaines écoles publiques dont des dirigeants en ont profité pour demander aux élèves de la 7ème et de la 8ème de payer les frais scolaires.
Le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, qui se dit déterminé à traduire en acte la gratuité de l’éducation de base par son instruction au Vice-premier ministre en charge du Budget d’activer les mécanismes en vue de verser des frais de fonctionnement aux écoles publiques concernées par cette décision salutaire, de bien interpeller son ministre de l’ EPST. Willy Bakonga doit très vite revenir à la raison en approchant divers partenaires de son secteur pour une solution concertée de certaines difficultés rencontrées. Plus de 20 ans d’usage des frais de motivation, le changement de système n’est pas accueilli de la même manière.
Tempête des tropiques