La date buttoir a sonné le lundi 4 octobre à peine que les enseignants s'inquiètent déjà des conditions de la reprise, en l'absence d'une réalisation claire de la promesse leur faite par le gouvernement piloté par Jean-Michel Sama Lukonde.

De l’avis général des syndicats de l’enseignement, pas grand-chose. Et cela pèse lourd sur le moral des troupes, où certains n’excluent pas de recourir à la manière forte pour obtenir ce qui est de plus convenable. L’engagement du gouvernement doit être tenu et ne doit pas rester en effet d’annonce. Si tel est le cas, le ministre de l’EPST aura suscité une déception à la hauteur des espoirs placés dans sa parole.

A la rentrée des classes, le 4 octobre 2021, le gouvernement des Warriors n’a pas honoré les promesses tenues aux enseignants. Lors de la quinzième réunion du Conseil des ministres du 13 août 2021, le ministre de l’EPST, Tony Mwaba, avait présenté les besoins urgents de son sous-secteur. Il s’était montré favorable à un ajout de 100.000 FC sur les salaires des enseignants, au titre du deuxième palier et la mécanisation de Nouvelles Unités.

Leur plus gros étonnement a été le fait pour le VPM de la Fonction Publique de pouvoir annoncer un ajout de 20.000 FC sur les salaires, avant que la grogne ne commence à s’enfler. Ils se sont par ailleurs posé la question de savoir pourquoi la Loi des finances 2022 n'a-t-elle pas pris en compte tous ces dossiers ?

Déjà, à Mbuji-Mayi où séjourne le ministre de l’EPST, Tony Mwaba, pour procéder au lancement officiel de la rentrée scolaire 2021-2022, les enseignants ont semblé avoir du mal à digérer la cérémonie marquant la reprise des enseignements, en raison bien entendu de l’engagement non tenu à ce jour par le gouvernement.

Dans une sorte de dialogue des sourds, au motif que l’Exécutif n’ait pas répondu à aucune de leurs revendications, les chevaliers de la craie blanche ont maintenu leur décision d’entamer la grève dès en ce début d’octobre 2021. C’est ainsi qu’à Kisangani, en province de la Tshopo, les écoles publiques n’ont pas ouvert leurs portes.

Ils n’ont cessé de revendiquer l’amélioration de leurs salaires, notamment les deuxième et troisième paliers promis par le gouvernement, la mécanisation de Nouvelles Unités, la suppression des zones salariales et la réactivation des écoles désactivées abusivement de la paie.

Raymond Okeseleke / digitalcongo.net