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Selon le rapport final de l’Enquête sur les conditions de vie des ménages (ECVM) publié par l’Institut national de la statistique (INS) en février 2026 (basé sur des données collectées entre 2024 et 2025), 67,9 % de la population congolaise vit sous le seuil de pauvreté.Sur une population estimée à 94 472 557 habitants, cela représente 64 252 234 personnes en situation de pauvreté. Le seuil national est fixé à 2 073 282 FC par personne et par an, soit environ :
  • 172 774 FC par mois,
  • 5 680 FC par jour (souvent arrondi à moins de 6 000 FC dans les titres médiatiques).
Ce chiffre alarmant intervient malgré une croissance économique de 6,7 % en 2024, principalement tirée par le secteur minier. La pauvreté reste particulièrement aiguë en milieu rural (où le taux est nettement plus élevé qu’en zone urbaine) et touche surtout les provinces du centre et de l’est du pays :
  • Kasaï Central : 79,9 % (la plus touchée),
  • Kasaï : 76,5 %,
  • Kasaï Oriental : 77,9 %,
  • Tanganyika : 78,5 %,
  • Sankuru et Lomami également très affectés.
Le rapport, présenté officiellement le 12 février 2026 à Kinshasa par le ministère du Plan, met en lumière une pauvreté profonde (28,7 %) et sévère (15,5 %), soulignant les inégalités territoriales et la faible redistribution des richesses malgré l’abondance des ressources naturelles.Ce document, le premier du genre depuis plus d’une décennie, relance le débat sur l’urgence de politiques inclusives pour réduire cet indice et améliorer les conditions de vie de la majorité des Congolais.
 
Pascal Kwilu