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Une maladie d’origine encore inconnue frappe la zone de santé de Mangembo, dans le territoire de Luozi (province du Kongo-Central, RDC), avec un bilan alarmant : 8 décès confirmés et 15 cas suspects recensés au 20-21 février 2026. L’épidémie, déclarée depuis le 31 janvier 2026, touche principalement des enfants et adolescents scolarisés (élèves de l’Institut 2 Madimba et écoles primaires/secondaires du village de Madimba, secteur de De la Kenge), avec des symptômes graves : céphalées intenses, perte de connaissance rapide, évolution fulgurante vers le coma et le décès.Le rapport préliminaire des services d’urgence sanitaires et de l’Institut national de santé publique (INSP) indique que :
  • Les premiers cas remontent au 31 janvier, avec un décès initial d’une élève de 18 ans (finaliste).
  • Au fil des semaines, le bilan a évolué : 5 décès signalés mi-février (dont 4 élèves âgés de 12-18 ans), puis une aggravation rapide à 8 morts et 15 suspects.
  • Sept patients sont actuellement suivis en isolement (principalement au centre de santé de Bienga ou structures locales), sans nouveau décès rapporté dans les dernières 48 heures, mais deux nouveaux cas suspects ont été notifiés récemment.
  • Le taux de létalité semble élevé (autour de 50-53 % sur les cas confirmés/suspects), avec une concentration chez les élèves (finalistes, pré-finalistes, 8e année et primaire).
Les autorités sanitaires suspectent fortement une méningite bactérienne (ou une forme méningo-encéphalitique), en raison des symptômes neurologiques rapides et de la saisonnalité (période sèche favorisant les infections respiratoires/méningées en RDC). Des échantillons ont été prélevés pour analyses (INSP et laboratoires partenaires), mais les résultats définitifs ne sont pas encore publics. Une réunion de coordination est en attente au Centre des opérations d’urgences de santé publique (COUSP) pour activer une réponse : surveillance active, isolement, prophylaxie antibiotique pour contacts, et sensibilisation communautaire.La communauté scolaire et les riverains sont en état de choc et de désarroi, avec des craintes de propagation dans les villages voisins (comme Lundu ou Nlundu, où des cas supplémentaires ont été mentionnés). Les autorités provinciales et locales appellent à la vigilance, à l’hygiène renforcée et à éviter les rassemblements scolaires non essentiels en attendant le diagnostic précis.Cette alerte locale s’inscrit dans un contexte plus large de vulnérabilité sanitaire au Kongo-Central (proximité avec Kinshasa, routes limitées, accès aux soins restreint). Aucune déclaration officielle du ministère national de la Santé n’a encore été faite sur ce bilan actualisé à 8 décès, mais l’évolution rapide justifie une surveillance accrue.
 
Magloire Kibau