
À l’occasion de la Journée mondiale de la protection civile, célébrée le 1er mars 2026, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo, a lancé un appel vibrant à un « sursaut national » de responsabilité collective pour faire face à la recrudescence des risques environnementaux en République Démocratique du Congo.Dans son adresse officielle, relayée par Radio Okapi et les réseaux sociaux du ministère de l’Intérieur, Jacquemain Shabani a insisté sur l’urgence d’une mobilisation générale : « Face à la recrudescence des catastrophes, j’appelle chacun à un sursaut national de responsabilité. La PROTECTION CIVILE est l’affaire de tous. » Il a particulièrement mis l’accent sur la nécessité pour l’État congolais d’investir massivement dans les actions préventives, en adaptant les infrastructures aux défis climatiques croissants, tels que les inondations récurrentes, les éboulements, les sécheresses, les feux de brousse et les impacts des changements climatiques sur les bassins forestiers et agricoles.Cette déclaration s’inscrit dans le cadre du thème retenu pour l’année 2026 : « Gérer les risques environnementaux pour un avenir résilient et durable ». Le VPM a souligné que ces risques, exacerbés par la déforestation massive, l’exploitation minière anarchique, l’urbanisation non planifiée et les conflits armés à l’Est (qui aggravent les déplacements de populations et la vulnérabilité des communautés), menacent la stabilité nationale, la sécurité alimentaire et le développement durable.Jacquemain Shabani a appelé :
- Les citoyens à adopter des comportements responsables (reforestation locale, gestion des déchets, respect des zones à risque),
- Les autorités provinciales et locales à renforcer les mécanismes de prévention et d’alerte précoce,
- Le gouvernement central à prioriser les investissements dans la résilience climatique, en partenariat avec les partenaires internationaux (comme le PNUD, qui soutient déjà des stratégies de gestion des catastrophes en RDC),
- À une coordination renforcée entre la Protection civile, les ministères concernés (Environnement, Agriculture, Mines) et les chefs coutumiers pour intégrer les savoirs traditionnels dans les plans de gestion.
@shabani_lukoo
) saluent cet appel comme un signal fort pour une prise de conscience collective, au moment où le pays célèbre aussi le Forum national des affaires coutumières (lancé le 2 mars par Félix Tshisekedi), qui aborde notamment les enjeux environnementaux et fonciers.Aucune mesure concrète immédiate n’a été annoncée dans ce discours, mais Jacquemain Shabani a réaffirmé l’engagement du gouvernement à bâtir un Congo plus résilient. Les observateurs notent que cet appel pourrait ouvrir la voie à de nouvelles initiatives législatives ou budgétaires pour la Protection civile, dans un pays où les catastrophes environnementales causent chaque année des centaines de morts et des déplacements massifs. La situation reste préoccupante, avec des craintes d’aggravation liée au climat et aux conflits persistants à l’Est.Alain Lusanga