Plus de 26,5 millions de Congolais peinent à satisfaire leurs besoins alimentaires de base, selon un communiqué conjoint publié le 14 mai 2026 par la FAO et le PAM. Cela représente près d’un Congolais sur quatre. Parmi eux, plus de 3,6 millions se trouvent en situation d’urgence alimentaire (phase 4 de l’IPC), confrontés à des pénuries critiques qui menacent directement leur survie. Bien que la situation ait légèrement amélioré par rapport aux prévisions antérieures, elle reste très grave et dépasse encore les 24,8 millions de personnes en crise ou pire enregistrés entre septembre et décembre 2025.
Les provinces les plus touchées sont le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri et le Tanganyika, où les conflits armés persistants provoquent des déplacements massifs, détruisent les moyens de subsistance, perturbent les marchés et empêchent l’accès aux terres agricoles. Depuis le début de l’année 2026, le PAM n’a pu assister qu’environ 1,3 million de personnes via de l’aide alimentaire ou des transferts monétaires, soit une fraction des besoins réels. Les deux organisations estiment qu’il faudrait environ 377 millions de dollars supplémentaires pour renforcer la réponse d’urgence.
Cette crise alimentaire, l’une des plus importantes et des plus prolongées au monde, reste largement sous-financée et sous-médiatisée. Des appels urgents sont lancés pour augmenter les fonds, à la fois pour l’aide immédiate et pour des solutions durables en matière de sécurité, d’agriculture et de résilience des populations.
Pascal Kwilu