Il s’agit de la deuxième édition de la prime d’excellence.
Jamais un sans deux, dit-on. Le Procureur général de la République (PGR) a fait sienne cette maxime. Après la première édition de la prime d’excellence décernée aux magistrats vertueux, voici le cru 2015. Une initiative qui participe de la nécessaire moralisation de la magistrature.
Tous pourris les magistrats ? Loin de là. Ce poncif est exagéré. A Kinshasa comme en provinces, il existe une race d’hommes en toges au- dessus de toute corruption. Des magistrats du ministère public qui disent le droit avec pour seul guide la loi. Ces magistrats-là méritent d’être encouragés publiquement. La patrie doit savoir récompenser ses fils parmi les plus méritants. Question de les motiver davantage. Histoire aussi de susciter de l’émulation. Surtout dans un secteur clé pour la paix sociale et le développement qu’est la justice.
Comment rêver d’un Congo émergent sans sécurité juridique et judiciaire ? Niché très discrètement au troisième étage de l’immeuble INSS, Boulevard du 30 juin, Flory Kabange Numbi entend se battre bec et ongles pour redorer l’image de la magistrature. C’est dans cette optique que le Parquet général de la République a initié la prime d’excellence.
UNE EDITION PLACEE SOUS LE HAUT PATRONAGE DU RAÏS
Après la première édition dont le point d’orgue avait été la remise des prix aux magistrats vertueux le 24 octobre 2015, la deuxième du genre aura lieu dans la deuxième quinzaine du mois de décembre.
Pour le cru 2015, le jury vient de s’agrandir d’un corps hyper important. A savoir les services de sécurité. Normal, voire naturel, car les services travaillent souvent de concert avec la Justice. A ce titre, ils sont particulièrement bien placés pour apprécier les magistrats du ministère public.
Les Services s’ajoutent donc à la longue liste de membres du jury qui, faut-il le rappeler, comprennent des membres indépendants de l’Office du PGR. Côté institutionnel, les gouverneurs de toutes les provinces, les barreaux dans toutes les Cours d’Appel du pays… Dans la Société civile, toutes les corporations et mouvements associatifs organisés -en ce compris les confessions religieuses- . En somme, un jury dont on ne saurait soupçonner d’être juge et partie.
Quoique très discret par nature comme par principe, l’Office du PGR souligne que, comme la première, la deuxième édition va se dérouler sous haut patronage du Président de la République, magistrat suprême.
" Le Raïs est en première ligne dans le combat pour le redressement de l’appareil judiciaire ", confie-t-on au Parquet général de la République où l’on fait aussi état du soutien conséquent du Premier ministre. Et de celui des ministres des Finances et de la Justice. Bref, l’appui du gouvernement.
Coup de chapeau au très discret mais très dynamique PGR Flory Kabange Numbi pour cette initiative citoyenne.
J.N./ forum des as